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Souvenez-vous !

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photocyrael, le 20-11-2018 09:44.
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  • #2664155
    Plume de platine
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    Avatar photoELTEOR
    Membre Oasis
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      Souvenez-vous !

      Ils ont trouvé la mort, ils ont trouvé la gloire
      Les soldats des tranchées sont tombés en héros
      Ces hommes étaient heureux, mais un jour sans un mot
      La guerre est déclarée, ils ne pouvaient y croire.

      Ils sont partis dans leur uniforme rutilant
      Laissant femmes et enfants, leurs parents et amis
      Des pleurs et des larmes pour un au revoir, des vies
      Se séparent, une déchirure qui s’ouvre dans leur sang.

      Ils se terraient dans des trous, la boue jusqu’au cou
      Des gueux en guenilles, des hommes ou des animaux
      Ils n’ont plus l’air humain, la guerre a mis K.O.
      Ces êtres, montant à l’abattoir, ils meurent debout.

      Un ciel bas, des rues noires, des maisons délabrées
      Le spectre de la guerre hante dans la ville habitée
      Quand la terre est changée en un ruisseau de sang
      Le chaos et le mal sont les plaies du néant.

      Dans l’enfer des combats, un soldat est tombé
      Le fusil à la main, l’ennemi l’a tué
      Il gît dans la boue, la face vers le ciel, la mort
      Fauche les hommes qui meurent avec du fer dans le corps.

      Dans les tranchées, au fond des trous, les armées
      Sont prêtes, prêtes à périr pour la patrie, aimée
      Et adorée, elle prendra la vie des enfants
      Qu’elle a fait naître, pour satisfaire ses vils penchants.

      L’enfer, du fer et du feu, du sang et la mort
      Terré comme un rat pour ne pas crever ce soir
      La boue recouvre ma peau, je pue, tout mon corps
      Exhale l’odeur des cadavres, j’ai peur du noir.

      L’instant est venu, je vais monter à l’abattoir
      Sortir de ce trou, courir droit vers l’ennemi
      Je ne pense pas, j’ai froid, perdu tout espoir
      Je sens la mitraille frôler mon âme, ma vie.

      J’avance, je vois tomber, mourir autour de moi
      Un cri ! Un enfant de vingt ans à l’agonie
      Il pleure et réclame la mort, c’est l’effroi
      L’horreur totale, la guerre, utopie et folie !

      J’ai hurlé ma douleur, j’ai imploré la mort
      Et je crie maintenant, aux portes de l’agonie
      Les horreurs de la guerre qui ont mis dans mon corps
      La semence maudite engendrée par l’ennemi.

      J’ai pris les armes, la patrie était en danger
      Il fallait la sauver et pour la liberté
      Des hommes allaient mourir, tués et foudroyés
      Par les balles, des balles qui fauchaient l’âme des damnés.

      Et moi aussi, je suis tombé au champ d’honneur
      Donnant ma vie et mes vingt ans pour abreuver
      De mon sang, la terre meurtrie qui porte jusqu’au cœur
      De la folie, les plaies des soldats apeurés.

      La terre rougit du sang frais des combattants
      Ils meurent debout, ces soldats, le cœur battant
      Pas le temps de vieillir, de bâtir l’avenir
      Il faut vaincre, tuer l’ennemi ou périr.

      La guerre est une horreur, désespoir de la vie
      Vous ! Chair à canon pour sauver la patrie
      Soyez fiers, je vous le dis, vos fils sont morts
      En héros, et heureux, si l’on vous rend les corps.

      Sur le cercueil fleuri, le jour des funérailles
      Vous poserez avec soin, la belle médaille
      Quel grand honneur de recevoir un tel présent
      Mais pour vous, cet enfant, sera toujours absent !

      La peur,

      L’aube se lève sur le champ de bataille
      J’ai une forte douleur venant de l’estomac
      L’envie de vomir mes tripes, de vider ma peur
      Car ce soir, je ne verrais pas le soleil se coucher.

      Dans deux heures, sur le coup de sifflet de l’officier
      Je vais sortir de la tranchée, baïonnette au canon
      Galvanisé par la haine, il faut casser du boche
      Ces salauds qui ont envahi mon pauvre pays.

      Encore un peu de temps, regard sur des photos jaunies
      Et sur des lettres froissées, un moment de nostalgie
      De ces doux souvenirs du passé, de ces moments heureux
      Mon esprit s’embrume, je dois réagir, ce n’est pas le lieu.

      Mon capitaine regarde fébrilement sa montre
      Compte les minutes et soudain il arme son révolver
      Le son perce le silence de la nuit, c’est le départ
      Vers l’abîme, la montée vers l’enfer, de fer et de feu.

      Je sors de mon trou, comme les autres soldats
      Les mitrailleuses crachent leur fiel de projectiles
      Un camarade tombe, une balle en pleine tête
      Sa cervelle se répand sur mon uniforme.

      Les canons se mettent à tonner, les obus à tomber
      Autour de nous, un éclat arrache le visage d’un copain
      Il hurle de douleur, le sang pisse à longs flots
      Je dois continuer, je ne peux m’arrêter.

      Nous arrivons au niveau d’un rideau de barbelés
      L’ennemi continue à tirer, à faucher les jeunes gens
      L’un d’eux est accroché aux fils de métal
      Il a les entrailles qui lui sortent du ventre.

      Vingt minutes de fin du monde, de durs, d’âpres combats
      La moitié de la troupe est décimée, morte ou blessée
      Et voilà enfin l’ennemi, je le vois comme il me voit
      Nous sautons dans la tranchée, pour le tuer.

      Face à face, homme à homme, corps à corps
      Nous nous battons à coups de poignard ou de pelle
      J’enfonce ma lame dans le cœur d’un allemand
      Je sens sa vie partir, il est crevé l’ordure !

      La peur (2),

      Je m’appelle Hans et je suis allemand
      Mon père a péri dans les tranchées de Verdun
      Tué au cœur d’un coup de couteau par un Poilu
      Je ne l’ai pas connu, je n’avais que cinq ans.

      Enrôlé dans la Wehrmacht, nous avons envahi
      En un mois la Pologne, la guerre commence
      Déclenchée par la folie d’un homme dénommé
      Hitler, six années d’horreurs absolues.

      Je n’ai rien demandé, seulement subi
      Je l’avoue, endoctriné par un fanatique
      Le peuple a suivi le Führer vers l’enfer
      Atteint par les maux les plus infects.

      Pourquoi ? Ai-je participé à l’abominable
      Au pire, à la négation totale d’êtres humains
      A leur méthodique anéantissement programmé
      On se disait supérieur à eux, mais en quoi ?

      Aujourd’hui,

      Nous sommes petits enfants de boches et poilus
      Nous ne voulons plus de guerre, mais que la paix
      Nous pensons à tous ces morts, pour notre salut
      Plus jamais çà ! Ils méritent notre respect !

      Pourquoi !

      Il pleut des balles d’enfer, un crachat de mitraille
      Le temps est lourd, pesant, du fer dans les entrailles
      Je meurs et je ris ! A m’en faire mal ! Ciel bleu
      Un beau jour de guerre, pour périr sous le feu !

      Ils étaient fiers, ces grands et beaux bataillons
      Marchant du même pas, à creuser des sillons
      L’ennemi ancestral, incarnait tout le mal
      Contre lui, on retrouvait, l’instinct animal !

      Terrés dans des trous de rat, parmi les charognes
      TUEZ ! TUEZ ! S’entretuez, sale besogne
      Pourquoi ? Pourquoi ? Je vois la mort autour de moi
      Ces corps meurtris, tout ce sang versé, pourquoi ?

      Suis-je né pour cela, c’était ça mon destin
      A porter un fusil, marcher vers le chemin
      Qui me mène au tombeau, sauver la patrie
      Au prix de ma vie, quel mépris, quelle ironie !

      Entendez-vous, résonner le son du clairon
      Annonçant la fin des combats, sur le perron
      De mairie, énoncer les noms des combattants
      Victoires, faits d’armes et leurs exploits éclatants !

      Et dans les villages de France se dressent
      Près des vieux marchés, la stèle vengeresse
      Où sont inscrits les patronymes des héros
      Honneurs aux morts, à tous ceux tombés sans un mot !

      Méditer braves gens, la guerre est folie
      Furie des humains, elle n’est jamais abolie
      Que ma mort vous serve, éviter ces horreurs
      Sauver vos vies et fuir les fureurs d’un führer !

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      • #3139611
        Plume de diamant
        ★★★★★★
        Avatar photocyrael
        Membre Oasis
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          • Réponses: 136021

          émouvante … lecture

          souvenons nous..

          l'Amour rayonne quand l'Ame s'?l?ve, citation maryjo
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