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Poème partagé par StJust – création poétique en ligne
TOUJOURS PLUS ! TOUJOURS PLUS !
…
Toujours plus ! Toujours plus ! Ils veulent davantage,;
Grands patrons, syndicats, ouvriers, assistés,
Ne sont point rassasiés. Pour eux pas de partages,
Car jamais pour un gain ne se sont désistés.Mais pour les toujours plus il faut des toujours moins,
On donne d’un côté pour reprendre de l’autre;
Quand on veut profiter on y met bien des soins,
Penser d’abord à soi, l’inverse d’un apôtre.Les cupides, envieux, rapaces charognards,
N’ont qu’un but s’enrichir ou jouir d’avantages,
Qui priveront d’autant parmi eux les faiblards,
Et tant pis si certains sombrent dans un naufrage.Toujours plus ! Toujours plus et cela sans limites,
Plus on a, plus on veut, toujours thésauriser,
Se goinfrer, s’empiffrer, quand on aime on imite,
On se sert sans façon et sans temporiser.L’homme amasse des gains et soigne sa richesse,
Comme s’il partait pour vivre au moins cent mille ans,
Au moment de mourir, on voit sa petitesse,
Il est nu comme un vers, tout comme les manants.Qu’en est-li de son or, de sa fortune immense,
Il abandonne tout, le tout est dispersé,
Pour tous les héritiers, le cycle recommence,
À leur tour : toujours plus ! Rarement inversé.Un sage n’a t-il pas enseigné par l’exemple,
Qu’il y a plus de joie à donner de bon coeur,
Qu’à recevoir autant que de tout l’or du Temple ?
Donner gratuitement, sans regrets ni rancoeurs.Se contenter de peu, juste du nécessaire,
Partager avec ceux qui n’ont rien ici-bas,
Que ce soit un parent, ami ou adversaire,
Aider son ennemi ?… Cela ne se fait pas.Les hommes sont cruels, égoïstes, cupides,
Démesurés d’orgueil, hautains, blasphémateurs,
Ingrats, irréligieux, se gavant d’insipide,
Fanfarons, emportés et calomniateurs.Qu’espérer aujourd’hui de la nature humaine,
Alors que des millions de gens meurent de faim?
D’autres sont massacrés à longueur de semaines,
Leurs vies ne valent pas plus que la vie d’un daim.On tue, on envahit, on pousse à la révolte,
On sème le chaos au nom des libertés,
Mais c’est pour mieux, voler, piller, pour qu’on récolte,
Tout ce que décelaient ces pays mortifiés.Mensonge, hypocrisie, on justifie l’ignoble,
Génocides, tueries et empoisonnements,
Chantages, corruptions, plus rien ne semble noble,
La bassesse est partout, c’est le foisonnement.Ce monde est en folie, programme son suicide,
On pollue à tout va, on déboise partout,
On tue les océans, plastiques, pesticides,
La Terre est condamnée, on en viendra à bout.Pour l’instant nous n’avons qu’un petit aperçu,
De ce qui va venir, le pire est en attente :
Ceux qui auront semé ne seront pas déçus,
La moisson se fera, que de grandes tourmentes.Séismes démentiels, tsunamis gigantesques,
Montées des eaux partout, déluges ravageurs.
La mort qui frappera sera gargantuesque,
Sur tous les continents, en long et en largeur.Partout il y aura, une grande détresse,
Le ciel s’obscurcira, la lune également,
Tout sera ébranlé et la peur qui oppresse,
Gagnera tous les coeurs, viendra le châtiment.Tous les hommes paieront la note des saccages,
Gaspillages insensés, multiples gabegies,
Savoir qu’ils vont mourir les rendront fous de rage,
Et ils s’entretueront, ce avec énergie.Nos soi-disant savants, penseurs et philosophes,
Écrivains, conseillers et donneurs de leçons,
N’auront rien vu venir, des grandes catastrophes,
Ils étaient occupés de meilleures façons.Pourtant tout être humain, tant soit peu raisonnable,
Devrait sans se lasser donner priorité,
À dénoncer ces maux, un jour incontournables,
Frappant l’humanité, par elle mérités.On remet à demain, on attend, on médite,
On minore et l’on croit que l’on va s’en tirer,
Encore un peu de temps, on verra, on hésite,
On a peur des railleurs, des foudres s’attirer.Un jour tout craquera de partout dans le monde,
Les hommes seront fous de terreur, pétrifiés;
Mais il sera trop tard, de partout à la ronde,
La mort les frappera, salaire justifié.Nombreuses prophéties annonçaient ces désastres,
Mais les moqueurs disaient : Où sont vos prédictions;
Nous mangeons, nous buvons, se tapant l’épigastre,
En riant de bons coeur, ce ne sont que fictions !On a nié l’idée que l’univers puisse être,
Calculé, mesuré, par un Dieu créateur,
L’homme l’a rejetée et pourtant ses ancêtres,
Partout l’avaient admis, étaient adorateurs.La science explique tout, elle en est prodigieuse,
Le progrès, le bonheur était son devenir,
Elle s’est révélée maintenant pernicieuse,
Par sa face cachée, quid de notre avenir ?L’insensé dit, prétend : Il n’y a point de Dieu,
Il croit à l’utopie et aux grandes chimères,
Aux apprentis sorciers, il loue les demi-dieux,
Sa déception sera à la fin plus amère !Ce monde va périr, on ne peut plus rien faire,
On est tous dépassés par les événements,
Partout l’homme détruit souvent que pour méfaire,
Tempêtes récoltées, quand on sème les vents.…
St Just ( Joël Gauthier ) 26.2.2019
🪶 Signature de la plumeLa poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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