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Poème partagé par Peyrepertuse – création poétique en ligne
J’ai tiré la lourde charrue
Du temps des labours familiers,
Dans cette époque disparue
Aux lourds travaux animaliers.
Les jours étaient irréguliers
Sous l’effort qui se dissimule
Alors, par ces jours singuliers,
N’oubliez pas la vieille mule.Écoutant une voix bourrue
Aux accents si particuliers,
J’ai vu la terre parcourue,
Les champs pas très hospitaliers.
Si j’ai connu les lourds colliers
Et la peine qui s’accumule,
Je dis aux nouveaux écoliers,
N’oubliez pas la vieille mule.Une machine est apparue
Pour changer les jours séculiers
Et la campagne si courue
A fait place aux fiers cavaliers.
En songeant aux vieux râteliers,
Tout mon beau passé s’accumule
Mais vous, souvenirs réguliers,
N’oubliez pas la vieille mule.Princes, courant loin des halliers,
Vous que la vitesse stimule,
Malgré vos parcours par milliers,
N’oubliez pas la vieille mule.
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