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Poème partagé par Peyrepertuse – création poétique en ligne
Ils viennent le matin, avec leurs vrais parents,
Le corps tout endormi, la tête très légère,
Sans les frères et sœurs qu’une autre école gère
Partis ailleurs plus loin à l’école des grands.Ils ont souvent cet air de vrais petits tyrans,
Malgré l’affection que mon cœur me suggère.
Parfois je fais semblant d’être une autre étrangère,
Mais je faiblis très tôt face à leurs airs marrants.J’aime ces petits yeux et ces douces menottes,
Tous ces babils d’enfant sous de tendres quenottes,
Même si ce plaisir doit durer peu de mois.Je les crois un peu miens, ces petits corps utiles,
Alors quand ils s’en vont, je ressens mille émois
Tandis que je revis leurs candeurs infantiles.
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