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Poème partagé par Palmier – création poétique en ligne
[b][size=x-large]La pie et le corbeau[/size][/b]
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Au grand soleil brûlant, une pie assoiffée
Découvrit sous un pin, couvert de paille sèche
Pour le bien préserver des chaleurs de l’été,
Un petit pot de grès où dormait de l’eau fraîche.
Voilà donc notre oiseau plongeant dans le goulot
Un bec bien trop petit pour y atteindre l’eau
Qui reposait au fond du pot.
Mais commère la Pie est oiseau de ressource.
Elle s’en fut quérir alors au pas de course
Quelques cailloux pesants qu’elle jeta au fond.
Ainsi l’eau arriva en haut du carafond !
Et l’oiseau put bientôt boire tout à son aise.Un corbeau qui passait en ce jour de fournaise
Avait fort admiré ce que faisait la pie.
Il en conçut d’abord un peu de jalousie.
Puis, ayant réfléchi, il se dit en lui-même :
« Je vais m’en souvenir et je ferai de même ! »
A quelques jours de là, le corbeau justement
Trouva un pot de grès oublié sur un banc.
On y avait versé deux louchées de farine
Qu’il voulut attraper pour calmer sa famine.
Mais il eut beau jeter dans le pot des cailloux,
La farine toujours se tenait au-dessous,
Et l’oiseau, accablé d’une telle injustice,
Se crut, pour tout de bon, frappé d’un maléfice.Braves gens, apprenez qu’un remède souvent
A pour chacun de nous un effet différent,
Qu’il est bon de chercher chacun à sa manière.
Ce qui guérira l’un mettra l’autre en civière,
Ce qui enlaidit l’un fera l’autre très beau,
Ce qui vaut pour la pie n’ira pas au corbeau.[/size]
Extrait de mon recueil « Les fables de mon jardin »
30/12/2009
🪶 Signature de la plumeAvec mes amities
Alain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
(Saint John Perse)
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