-
Sujet
-
Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
L’île résonne
Le tambour de Janvier bat
On prépare la braise
On lave le cabri
La musique rythme la marche
Le cortège de chars et de fleurs
Pieds nus sur la braise rougie
Ils avanceront sous les couronnes d’œillets
Le front léger , la tête ailleurs
Dans la prière
Lentement
Le carême fut bon
Sans se précipiter
Sans courir
Sans lever les pieds
Fleurs et saris jaunes
Épices , safran , aiguilles
Sabres lacérés
Le feu monte dans la nuit créole
On entend des chants
Des cris , les tambours chauffés
Aux bords des rives , ils abandonnent
Maladies et méchancetés
Chaleur , feu , flammes
Ne brûleront leurs pieds
Les cœurs purs peuvent tout traverser
« Les bras vers le haut
Fleurs , rivières de lait
Palkouli rafraichira leurs pieds »
Colliers , cloches , bracelets
Cliquetis , chants de femmes
Bouquets de lilas ,talismans autour des tailles
Ils ont tiré le chariot fleurit
Ils ont sacrifiés coq et cabris
Sur la feuille de bananiers
L’offrande de fruits et de mets sont acceptés
Devant la mère de la poésie
Ou règne Pandialé la déesse aimée
Ils se sont purifiés
Le mât fleuri conquis
Les tambours résonnent sur l’île créole
L’océan Indien gronde et chante sur les côtes sauvages
On entend dans le silence revenu
Le cri d’une papangue qui regagne son nid
L’odeur du jasmin et du vétiver enivrent
Sur les vagues de la mer flottent des lumières
Larmes de Lazaret ?
L’écume les repose sur la plage
Ils deviendront des rires d’enfants
Le murmure des vagues dans les galets
L’entendez vous vous raconter ?
Les esclaves , les chants noirs
Le fouet , les engagés , les arrivés , les départs
L’île retrouve sa sérénité
Ses montagnes dans l’ombre vont se cacher
Encore un peu de fumée monte
L’eau n’a pas tout éteint
Il restera des cendres au matinTikouli 912654
Vous lisez 4 fils de discussion
Vous lisez 4 fils de discussion
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
