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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Quand le fleuve vous emporte, impétueusement,
Que son flot tumultueux vous oblige à respirer à peine,
On s’accroche à ce qu’on peut, non pas aux lumières des châteaux du ciel,
Mais aux arbres déclinants, aux branches les plus basses,Quand les berges disparaissent au compte de la nuit bouillonnante
On cherche une bouée, une petite étoile, une caresse pleine de bijoux,
On oublie les paroles décentes ou le regard des monstres épuisants,
On s’accroche aux arbres déclinants, aux branches les plus basses,Il faut alors, saisir un rêve de bois, le plus solide possible
Habiter un pays imaginaire ou offrir une fable aux abeilles vêtues ,
Ne plus prétendre aimer, ni comprendre, mais apprendre le fleuve,
L’accompagner humblement, où qu’il aille gronder ou mourir.
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