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Poème partagé par Palmier – création poétique en ligne
[b][size=x-large]Le coq du clocher
de Pâques[/size][/b][size=large]
Le matin de Pâques je suis parti à cloche-pied, c’est le lot d’une girouette.
La rue était pleine de cloches, cela va sans dire.
Celles de Pâques se ruaient en sonnant dans tous les jardins
pour pondre leurs oeufs.
Car la cloche de Pâques est pondeuse.
Mais seulement le matin de Pâques.
C’est pourquoi on doit nourrir la cloche pondeuse uniquement
avec des fèves.
De cacao, évidemment.
Quand la cloche pondeuse a fini sa ponte annuelle
dans nos jardins
Elle remonte tristement clocher les heures à son clocher.
Le matin de Pâques je suis parti chercher les oeufs de cloche à cloche-pied.
Mais, à cloche-pied, on ne va pas vite et je suis arrivé trop tard.
Je cloche beaucoup, à mon âge,
Et en arrivant, j’ai compris que quelque chose clochait :
Les oeufs étaient déjà éclos !
Il y avait des fèves partout.
Un oeuf de cloche, quand ça ne peut faire rien d’autre, ça fait des fèves,
De cacao, évidemment.
Or, il faut comprendre que trouver des fèves dans un gâteau des rois
C’est jouissif.
Mais trouver une fève de cacao à la place d’un poussin en chocolat
C’est décevant.
Alors, comme chaque année, je suis remonté au clocher
A cloche-pied
En clochant de déception plus que jamais
Pour me percher près de ma cloche à moi
Sur mon pignon de girouette,
A cloche pied…
Et comment voulez-vous que je fasse autrement ?
En espérant qu’un jour, un jour peut-être, je pourrai enfin ramener
Sur mon clocher.
mes poussins de cloche de Pâques… à moi…
des poussins en chocolat,
A cloche-pied.
[/size]🪶 Signature de la plumeAvec mes amities
Alain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
(Saint John Perse)
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