Oasis des Artistes. Le plus beau site de poésie

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

LE PAON ET LE PALAIS

  • Ce sujet contient 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoSybilla, le 21-04-2021 21:09.
  • Créateur
    Sujet
  • #2683951
    Mascotte d'Oasis
    Avatar photopoetamateur
    Membre Oasis
      • Sujet: 2850
      • Réponses: 6998

      LE PAON ET LE PALAIS
      Un jeune paon, imbu de son plumage
      Fût pris dès son plus jeune âge
      En mains par une vieille pintade
      Qui laissa son vieux coq en rade.
      Lors, notre jeune volatile
      Qui se trouvait fort volubile
      Ne fût plus satisfait de son habitat
      Et se rêva en costume d’apparat.
      Pourquoi, se disait-il, se contenter
      D’un simple poulailler, fût-il doré,
      Alors que, sans travailler,
      Je puis demeurer au palais.
      Il me suffit, si mes calculs sont bons,
      De prendre mes congénères pour des pigeons
      Et, pour les prochaines élections,
      De bien jouer les trublions.
      Ainsi fût fait, et contre toute attente,
      Il prît la place laissée vacante
      Par tous les vieux coqs déplumés
      Dont tout le monde s’était lassé.
      Pour constituer sa basse-cour
      Il fit appel à des vautours
      Aptes à tondre la laine,
      A amasser toutes les graines.
      Ses anciens congénères
      Qu’il jugeait fort vulgaires
      Virent enfin, mais un peu tard,
      Qu’on les prenait pour des bâtards.
      Fort de son plébiscite aux élections,
      Notre dieu-paon, tel Pygmalion,
      Favorisa un jeune sardouk
      Dont il se servait comme bouc.
      Grisé par ses nouvelles prérogatives,
      Celui-ci, de manière fort hâtive,
      Se crût par son maître autorisé
      De jeunes oisons brutaliser.
      Las, malgré la volonté manifeste
      De celer ces faits funestes,
      L’histoire vînt à transpirer
      Hors de murs du Palais.
      Devant ce gros scandale,
      Notre apprenti Sardanapale
      Dût rétropédaler
      A son grand regret.
      Il envoya ses janissaires
      Désigner un bouc émissaire
      Mais la sauce ne prît pas
      Et l’oisillon resta sans voix.
      Moralité :
      Même les rois de l’enfumage,
      Ceux mêmes qui se voulaient rois mages,
      Tombent un jour de leur piédestal
      Et devront quitter leur habit royal.

      La po?sie r?chauffe les c?urs et calme les esprits.
      Poetamateur
    Vous lisez 2 fils de discussion
    Vous lisez 2 fils de discussion
    • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.