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Indiens

  • Ce sujet contient 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoEvilFranck, le 15-04-2021 15:28.
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    Sujet
  • #2684155
    Avatar photopoetal
    Membre Oasis
      • Sujet: 7620
      • Réponses: 17263

      Poème partagé par poetal – création poétique en ligne

      Le poète écrit un jour de relâche , chaud aux yeux , en noir et blanc comme s’il était fauché
      .Une histoire d’amour par contumace et pourtant les riches heures.
      Longueurs savoureuses pour se mesurer au long métrage ; journée second degré
      Sensualité brumeuse dans les labyrinthes de l’obscurité .
      Habillée par les légendes , narrée par les mythes.
      Pas un texte rétrécie pour une lecture pour tous .
      Insérer des lieux , des personnages qui longtemps n’y ont pas figuré.
      Il en trace un portrait plus divers plus ressemblant.
      Nouvelle interrogation ,découverte de nouvelles sources.
      Insinuations dans des chemins tout tracés.
      Pas encore réalisé , reste à imaginer :une poésie buissonnière.

      Aujourd’hui c’est un souvenir de voyage en Californie
      Monument Valley
      Ma pensée avait les branches d’un arbre
      Et les nuages cocons à leurs hauteurs comme des chrysalides bourgeons
      J’ai vu assise sur un pur sang en haut de la colline
      Une squaw aux longs cheveux noirs portant une longue jupe blanche
      Et un chemisier rouge
      A ce moment je fis couler l’encre ,mes mains titubèrent sur la page sans ligne
      Je portais dans cette gestuelle d’écriture le taux de criminalité ,l’addiction
      De ces Amérindiens .
      Comme leurs errances dans la rue déserté car mon texte n’était pas encore lu
      Je me suis souvenu que dans les années 1960 nombreux étaient les feuilletons
      Ou films relatant cette période indienne d’autrefois
      Qui ne se souvient pas dans ces années 60 de Géronimo , Cochise , perle de rosée
      En bon petit blanc j’étais émus devant cette tragédie et préférais être indien que cowboy
      L’essentiel je n’avais pas tué l’indien dans mon coeur d’enfant
      Quand je repense à cette cavalière à Monument Valley
      Son cheval de feu -pour eux c’était la locomotive
      Mais pour moi c’était son voyage dans le temps
      Pour montrer qu’elle existe toujours
      Le brin de clarté qui illumine le visage comme la lueur d’une bougie
      A travers le petit espace tiré d’un rideau de chambre.

      La peur de perdre
      Maintenir ce qui est en l’état
      Vouloir tous la même chose égalité , sécurité , bonheur
      Dans un univers d’écriture contenant autant de visages que de lectures possibles
      Ecrire pour une lecture qui n’existe pas encore
      Rêve d’un corps qui n’a plus rien à craindre , se risque à l’inédit
      Un monde uniforme dans lequel les mots marchent au pas
      Bien alignés qui tournent leurs visages vers la tribune
      Tenir le crayon bien droit comme une arme portée
      L’impression de pouvoir se reconnaître dans une pensée
      Un personnage insaisissable
      Il n’y a que le sable mouillé avec lequel je peux construire
      Quand il est sec , il me glisse entre les mains
      S’envole au vent comme une utopie
      Une idée au logis dans la tour d’un pâté
      Passer par un des tours , faire un crochet par
      Accrocher , prendre la tour d’assaut par vagues répétées
      Comme un coup de bélier
      Comme si ce qui voulait regarder de plus haut , avoir une vue d’ensemble
      Etaient ramenés à une vision horizontale en souvenir d’une Babel
      Un personnage loin des manivellements du désir , des instincts gréguères
      Installé dans une modernité que l’on interroge plus
      Qui justifie tous les abandons au nom du progrès
      Qui mène des guerres préventives : un moyen d’obtenir une sécurité définitive
      Il existe encore des recettes qui permettent de débloquer les situations
      Des géométries variables tant que la forme géométrique est préservée
      Même une géométrie de l’espace
      Des idées jugées plus essentielles que leur propre existence
      Aujourd’hui pas comme hier
      Un passé qui n’aurait plus ses routines :guerre paix révolte misère
      Des roues de voitures qui prendraient des formes au fur et à mesure de leurs avancées
      Selon le terrain emprunté
      Comme un bébé qui trotte à la découverte de l’espace mais pas
      La parade uniforme des mots d’un texte à la merci d’une boule qui viendrait tout renverser
      Lecture le temps d’un jeu qu’il ne faudrait pas lasser
      Une uthopi poétale-tribu indienne Hopi, la plume d’un poète indien non pas
      Une danse de la pluie qui viendrait tout efface

      Mais au contraire les bras en rythme qui dessinent la musique dans une salle obscure
      Dans la lumière d’un spot qui te cherche dans les ombres
      Et tes deux larmes bien rondes qui coulent jusqu’à tes oreilles
      Tes deux boucles d’oreilles

      🪶 Signature de la plume

      [email]domi.gondrand@laposte.net[/email]

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    • Auteur
      Réponses
      • #3304569
        Avatar photoLinette
          • Sujet: 3483
          • Réponses: 16692

          Bonjour poetal

          Un beau souvenir de voyage !

          Bonne journée

          Mes amitiés

          Linette

        • #3304578
          Avatar photodolores
          Membre Oasis
            • Sujet: 5324
            • Réponses: 63001

            Joli voyage amitiés belle journée

          • #3304797
            Avatar photoEvilFranck
            Membre Oasis
              • Sujet: 903
              • Réponses: 126470

              Bonjour, belle évasion poétique

              Amicalement

              🪶 Signature de la plume

              La po?sie, c'est comme la cuisine, le mot faitout 00063312-1

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