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Poème partagé par Peyrepertuse – création poétique en ligne
Je me souviens d’une ère fort lointaine
Quand prospéraient d’étranges animaux,
Des corps géants à l’air croque-mitaine,
Dans ce temps où les monstres étaient normaux
Dans la nature aux imposants rameaux.
Le ciel régnait sur des monts bariolés
Où s’affairaient de bien curieux ballets
Dans les tréfonds d’une terre indocile
Mais, à présent, ne restent emmêlés
Que les dessins de la plante fossile.J’ai délaissé cette terre incertaine
Qui prodiguait des éclats maximaux ;
Quand le sous-sol battait la prétentaine,
Les mouvements en étaient anormaux
Sur la planète au cœur d’étranges maux.
L’enfer vivait sous des cieux désolés
Et les grands bois devenaient tout brûlés ;
Je décidais d’un nouveau domicile
Où l’on peut voir, dans des sols esseulés,
Que les dessins de la plante fossile.Je suis ici, sur la planète hautaine
De ces humains au cœur de vrais chameaux,
L’âme en orgueil et la mine hautaine,
Me préférant l’or, ses métaux jumeaux,
Les célébrant jusqu’aux fonds baptismaux
Alors pourtant, en ces temps étoilés
Où les grands rois se sentent isolés,
Le cours des jours se fait bien difficile ;
Aujourd’hui seuls, on ne voit dévoilés
Que les dessins de la plante fossile.Princes, brillant par vos beaux démêlés,
À l’aise dans vos mondes décalés,
Vous déployez un orgueil imbécile.
Restent un jour des mondes en allés
Que les dessins de la plante fossile.
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