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LE RENARD LES MOUCHES ET LE HERISSON

  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoSybilla, le 23-04-2021 21:26.
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  • #2684238
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar phototroubadoc
      • Sujet: 1908
      • Réponses: 1620

      aquo és pla segur!
      LE RENARD, LES MOUCHES ET LE HÉRISSON
      Ló Mandra , las Móscas é ló Éïric

      Aux traces de son sang, un vieux hôte des bois,
      A las traças dé séù sang, ùn vièlh ostalièr dés boscs,
      Renard fin, subtil et matois,
      Mandra fin, sótil é mandrè,
      blessé par des chasseurs et tombé dans la fange,
      plagat per dés caçaïrés é tómbat dins la fanga,
      autrefois attira ce parasite ailé
      aùtrécops atrachèt aquél parasitè alut,
      que nous avons mouche appelé.
      qué avém mósca sonada.
      Il accusait les dieux, et trouvait fort étrange
      Éncusava lés diéùx, é trapava fort éstranh
      que le sort à tel point le voulut affliger,
      qué ló sort à tal ponch ló volguèt adólentar,
      et le fit aux mouches manger.
      é ló faguèt à las Móscas manjar.
      « Quoi!se jeter sur moi, sur moi le plus habile
      « Qué ! Sé arrónçar sus méù, sus méù ló maï aptit
      de tous les hôtes des forêts !
      dé tótès lés óstalièrs dés sélvas !
      Depuis quand les renards sont-ils si bon mets ?
      Dépùéï quora lés Mandras són tant bóù coïsinats ?
      Et que me sert ma queue ? Est-ce un poids inutile ?
      É qué mé sèrvis méù cóà ? És-aquo ùn pès nónpróféïchós ?
      Va, le ciel te confonde, animal importun !
      Va, ló cél té abarréja, béstia tartugaïra !
      Que ne vis-tu sur le commun ? »
      Qué né vivès-té sus ló cómùn ? »
      Un Hérisson du voisinage,
      Un Éric dél vésinatgè,
      dans mes vers nouveau personnage,
      dins méùs vérs nóvél dégunatgè,
      voulut le délivrer de l’importunité
      volguèt ló désluriar dé la tartugada
      du peuple plein d’avidité.
      dél poblé plén dé arrémolitgè.

      « Je les vais de mes dards enfiler par centaines,
      « Lés vaï dé méùs fissóns éngulhar per cénténats,
      voisin Renard, dit-il , et terminer tes peines. »
      vésin Mandra, dis , é ùltimar téùs pénas. »
      « Garde-t-en bien , dit l’autre ; ami ne le fais pas ;
      « Rétén-t-én plà, dis l’aùtré ; amic né ló fa pas ;
      laisse-les, je te prie, achever leur repas.
      daïssa-lés, té préga, accabar lor répaïs.
      Ces animaux sont soûls ; une troupe nouvelle
      Aquélas béstias són pintadas ; ùna trópa nóvéla
      viendrait fondre sur moi , plus âpre et plus cruelle »
      véndria déslégar sus ïéù, maï aspré é maï cruséla »
      Nous ne trouvons que trop de mangeurs ici-bas ;
      Né trapam qué trop dé manjaïrés aïci-baïs ;
      ceux-ci sont courtisans, ceux-là sont magistrats.
      aquélés-ci són crurials, aquélés-là són magéstrats.
      Aristote appliquait cette apologue aux hommes,
      Aristotél atusava aquéla tróba als omés,
      les exemples en sont communs,
      lés éïsémplés én són comùns,
      surtout au pays où nous sommes.
      sustót al païs ónt sém.
      Plus telles gens sont pleins, moins ils sont importuns.
      Maï talas génts són plén, méns són tartugaïrès.

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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