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Poème partagé par poetal – création poétique en ligne
Tous confinés sous le toit du monde
Les fleuves du monde comme des douves
Les volcans côte à côte comme les trous de flûtes en terre
Voix sans visages, oreilles regardent
Une vie ordi/naire
La femme aux boucles d’oreilles ,celles d’un oreiller ,des nuits couchées
Une bonde retirée de sa mémoire
Et voilà la parole ,les mots qui se vident par le canal jusqu’au larynx
Elle se jette à l’eau
Autrefois la force des cris ralentissait sa chute dans l’A bis
Dans sa grande robe ,brouillard pour une hauteur d’enfant
Autrefois au ras ,rien à signaler ;pas préparé à naître
Maintenant des voix qui se font entendre ,des écritures singulières
Autrefois des bruits parasites comme le bruit d’une télé pas éteinte après la fin des émissions
Autrefois des éruptions verbales qui explosent sans nuanciers
Comme si mâle élevé
Si prolixe en pensées ,si silencieuse en paroles
Sur la feuille blanche des pelures de matière grise
Elle écrit
Si la guitare était un bateau ,la voile un plectre
Les cordes à rude épreuve dans la tempête
Et elle ,mis à l’épreuve en restant debout ,dans un solEAU
La voix pied marin maintenant que tout explose
Un volcan qui se réveille mais sans les fumées au loin
Comme celles des Indiens ,pas de pressentir
Maintenant c’est la nuit qui avait peur🪶 Signature de la plume[email]domi.gondrand@laposte.net[/email]
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