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Nataraja, le 11-07-2021 06:25.
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CréateurSujet
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11 juillet 2021 à 6h25 #2686145
Poème partagé par jajaro – création poétique en ligne
Bouillonnement d’images
En regardant la mer
On redevient enfant
Oubliés les dommages
Des vifs revers amers
Sous des vents décoiffantMédusé par le large
On en prend plein les yeux
Narguant les grands vautours
On traverse à la nage
Pour côtoyer les Dieux
Qui sont aux alentoursCuirassés d’algues lisses
Les esprits sont absous
Et les ressentiments
Entre les vagues glissent
À sens dessus dessous
C’est l’émerveillement… -
CréateurSujet
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AuteurRéponses
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6 juillet 2021 à 8h11 #3321268

Bonjour à vous… jajaro …
Voyager avec les Dieux au-delà des mers…
Avec votre poème…😆 😆 😆


Très Amicalement…
NL…


🪶 Signature de la plumeLa Po?sie ?a sert ? faire du bien...
?a d?noue le n?gatif...
et ?a devrait ?tre rembours? par la s?curit? sociale...
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6 juillet 2021 à 8h32 #3321276
Bonjour, fort belle escapade poétique à dos de plume
Amicalement
🪶 Signature de la plumeLa po?sie, c'est comme la cuisine, le mot faitout 00063312-1
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6 juillet 2021 à 8h45 #3321281
fermer le yeux et se laisser aller
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6 juillet 2021 à 9h28 #3321286
Magnifique écrit cher José un voyage dans l’univers qui m’a enchanté bonne journée l’ami bisous
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6 juillet 2021 à 11h53 #3321303
Merci c’est magnifique , j’ai adoré !
Luz
🪶 Signature de la plumeLes gens vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir... Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. Le Dalai Lama . Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit? Khalil Gibran
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6 juillet 2021 à 14h08 #3321321
Bonjour Roger!
Une poésie de toute beauté!
Belle journée!
Amitiés
Sybilla🪶 Signature de la plumeLe rêve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
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6 juillet 2021 à 15h57 #3321339
Merci de ta visite Maria et de ton gentil commentaire ! Mais tu me confonds souvent avec José, j’en suis flatté, cependant je dois rectifier…
Bises.
Roger
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10 juillet 2021 à 8h00 #3321934
Bonjour Jajaro,
merci pour ce délicieux Voyage ! Un ravissement de lecture et de poésie !

🪶 Signature de la plumeMes amiti?s et mes bisous,
[size=small][color=FF0066][font=Georgia]Valou[/font][/color][/size]
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11 juillet 2021 à 6h25 #3322057
La contemplation de la mer est propice au rêve éveillé.
L’esprit se libère de la réalité et part en voyage créant de belles et moins belles images.
Merci Roger pour ce beau poème qui nous invite à l’évasion.
Amitiés
Nat
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Je pense au poème d’ Arthur Rimbaud
LE BATEAU IVRE
Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.J’étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots
Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l’œil niais des falots !Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sûres,
L’eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l’amour !Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,
Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir !J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l’assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D’hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.
– Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu’une femme à genoux…Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau ;Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d’azur ;Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l’Europe aux anciens parapets !J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
– Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,
Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ?Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.——————————————————–
Les Choristes : Caresse sur L’Ocean, Lyrics🪶 Signature de la plumeLes haillons de l’amour ne se reprisent pas . Nataraja.
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