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Voyage onirique

  • Ce sujet contient 9 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoNataraja, le 11-07-2021 06:25.
  • Créateur
    Sujet
  • #2686145
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar photojajaro
      • Sujet: 2121
      • Réponses: 4304

      Poème partagé par jajaro – création poétique en ligne

      Bouillonnement d’images
      En regardant la mer
      On redevient enfant
      Oubliés les dommages
      Des vifs revers amers
      Sous des vents décoiffant

      Médusé par le large
      On en prend plein les yeux
      Narguant les grands vautours
      On traverse à la nage
      Pour côtoyer les Dieux
      Qui sont aux alentours

      Cuirassés d’algues lisses
      Les esprits sont absous
      Et les ressentiments
      Entre les vagues glissent
      À sens dessus dessous
      C’est l’émerveillement…

    Vous lisez 8 fils de discussion
    • Auteur
      Réponses
      • #3321268
        Mascotte d’Oasis
        Mascotte d’Oasis
        Avatar photoNoireLune
        Membre Oasis
          • Sujet: 1482
          • Réponses: 52492



          Bonjour à vous… jajaro …
          Voyager avec les Dieux au-delà des mers…
          Avec votre poème…

          😆 😆 😆

          Très Amicalement…
          NL…


          🪶 Signature de la plume

          La Po?sie ?a sert ? faire du bien...
          ?a d?noue le n?gatif...
          et ?a devrait ?tre rembours? par la s?curit? sociale...

        • #3321276
          Plume de diamant
          ★★★★★★
          Avatar photoEvilFranck
          Membre Oasis
            • Sujet: 903
            • Réponses: 126490

            Bonjour, fort belle escapade poétique à dos de plume

            Amicalement

            🪶 Signature de la plume

            La po?sie, c'est comme la cuisine, le mot faitout 00063312-1

          • #3321281
            Mascotte d’Oasis
            Mascotte d’Oasis
            Avatar photoZAGHBENIFE
            Membre Oasis
              • Sujet: 5163
              • Réponses: 60762
            • #3321286
              Mascotte d’Oasis
              Mascotte d’Oasis
              Avatar photodolores
              Membre Oasis
                • Sujet: 5326
                • Réponses: 63002

                Magnifique écrit cher José un voyage dans l’univers qui m’a enchanté bonne journée l’ami bisous

              • #3321303
                Mascotte d’Oasis
                Mascotte d’Oasis
                Avatar photoluzdelsol
                Membre Oasis
                  • Sujet: 6741
                  • Réponses: 48166

                  Merci c’est magnifique , j’ai adoré !

                  Luz

                  🪶 Signature de la plume

                  Les gens vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir... Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. Le Dalai Lama . Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit? Khalil Gibran

                • #3321321
                  Administratrice
                  Administratrice
                  Avatar photoSybilla
                  Administratrice
                    • Sujet: 18019
                    • Réponses: 198841

                    Bonjour Roger!

                    Une poésie de toute beauté!

                    Belle journée!
                    Amitiés
                    Sybilla

                    🪶 Signature de la plume

                    Le rêve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)

                  • #3321339
                    Plume de platine
                    ★★★★★☆
                    Avatar photojajaro
                      • Sujet: 2121
                      • Réponses: 4304

                      Merci de ta visite Maria et de ton gentil commentaire ! Mais tu me confonds souvent avec José, j’en suis flatté, cependant je dois rectifier…

                      Bises.

                      Roger

                    • #3321934
                      Plume d’or
                      ★★★★☆☆
                      Avatar photoValou34
                        • Sujet: 114
                        • Réponses: 1873

                        Bonjour Jajaro,

                        merci pour ce délicieux Voyage ! Un ravissement de lecture et de poésie !

                        🪶 Signature de la plume

                        Mes amiti?s et mes bisous,

                        [size=small][color=FF0066][font=Georgia]Valou[/font][/color][/size]

                      • #3322057
                        Mascotte d’Oasis
                        Mascotte d’Oasis
                        Avatar photoNataraja
                        Membre Oasis
                          • Sujet: 429
                          • Réponses: 10828

                          La contemplation de la mer est propice au rêve éveillé.

                          L’esprit se libère de la réalité et part en voyage créant de belles et moins belles images.

                          Merci Roger pour ce beau poème qui nous invite à l’évasion.
                          Amitiés
                          Nat

                          —————————————

                          Je pense au poème d’ Arthur Rimbaud

                          LE BATEAU IVRE

                          Comme je descendais des Fleuves impassibles,
                          Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
                          Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
                          Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

                          J’étais insoucieux de tous les équipages,
                          Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
                          Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
                          Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.

                          Dans les clapotements furieux des marées,
                          Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,
                          Je courus ! Et les Péninsules démarrées
                          N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

                          La tempête a béni mes éveils maritimes.
                          Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots
                          Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,
                          Dix nuits, sans regretter l’œil niais des falots !

                          Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sûres,
                          L’eau verte pénétra ma coque de sapin
                          Et des taches de vins bleus et des vomissures
                          Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

                          Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
                          De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
                          Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
                          Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

                          Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
                          Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
                          Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
                          Fermentent les rousseurs amères de l’amour !

                          Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
                          Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
                          L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,
                          Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir !

                          J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,
                          Illuminant de longs figements violets,
                          Pareils à des acteurs de drames très antiques
                          Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

                          J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
                          Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
                          La circulation des sèves inouïes,
                          Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

                          J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
                          Hystériques, la houle à l’assaut des récifs,
                          Sans songer que les pieds lumineux des Maries
                          Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

                          J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides
                          Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
                          D’hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
                          Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

                          J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses
                          Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
                          Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,
                          Et les lointains vers les gouffres cataractant !

                          Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !
                          Échouages hideux au fond des golfes bruns
                          Où les serpents géants dévorés des punaises
                          Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

                          J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
                          Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.
                          – Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
                          Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.

                          Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
                          La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
                          Montait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunes
                          Et je restais, ainsi qu’une femme à genoux…

                          Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
                          Et les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
                          Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêles
                          Des noyés descendaient dormir, à reculons !

                          Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
                          Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau,
                          Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
                          N’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau ;

                          Libre, fumant, monté de brumes violettes,
                          Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
                          Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
                          Des lichens de soleil et des morves d’azur ;

                          Qui courais, taché de lunules électriques,
                          Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
                          Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
                          Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

                          Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
                          Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
                          Fileur éternel des immobilités bleues,
                          Je regrette l’Europe aux anciens parapets !

                          J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
                          Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
                          – Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,
                          Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ?

                          Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
                          Toute lune est atroce et tout soleil amer :
                          L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.
                          Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !

                          Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache
                          Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
                          Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
                          Un bateau frêle comme un papillon de mai.

                          Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
                          Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
                          Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes,
                          Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

                          ——————————————————–
                          Les Choristes : Caresse sur L’Ocean, Lyrics

                          🪶 Signature de la plume

                          Les haillons de l’amour ne se reprisent pas . Nataraja.

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