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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
Nous n’avions pas le temps d’attendre sur nos bancs
Que la cloche du lieu nous lâche en la Nature.
Je t’écrivais alors des plis d’humble stature
Pour te voir me sourire en vrillant tes rubans.C’était dans un gros bourg dépouillé de forbans
Où nous étions enfants mais de port très mature.
Je t’appelais Juliette et par ma signature
Tout comme Roméo je bannissais les bans.Tu récitais, jadis, des vers de grands poètes,
Des gens que l’on prenait pour utiles prophètes.
D’Érato protégés ils œuvraient sans détour.J’étais loin de t’offrir de pareilles maximes
De semblables discours que l’on dit de bon tour.
Cependant mes envois étaient des plus intimes.
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