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Poème partagé par fil2fer – création poétique en ligne
Parfois en commentaire on me dit que mon écriture est « sombre ».
J’écris sur la vie qui connait des heures joyeuses et des heures tristes.
J’écris donc sur tous les sentiments qui traversent notre existence.
Alors aujourd’hui rions un peu (enfin j’espère que ce poème est drôle !!!)
Merci à ceux qui prennent le temps de me lire.
Amitiés.
Fil.—–
D‘un avis collectif, jamais sur la planète,
Un animal à trompe autant fit l’importun.
Car dans le genre humain il n’a d’ami aucun,
Puisqu’il ne cherche rien que la petite bête.Quand on est minuscule et qu’on se veut féroce,
Il faut être inconscient pour piquer le géant,
Mais sous prétexte que, nous sommes de bon sang,
Le moustique impudent fait son petit colosse.Comme un provocateur, pour servir l‘arrogance,
Il vole un peu plus loin que le bout de nos nez
Et nous nargue à l’abri, juste assez éloigné,
Pour déplaire à plus fort sans craindre la vengeance.—–
Au secours La Fontaine, écrivez une fable,
Où moustique voudrait gober diplodocus
L’histoire qui saurait, remettre ce minus
A la petite chaise et nous loin de sa table.Priez pour nous : Pasteur, sainte Marie … Curie.
Dans le tube à essai mitonnez le bouillon
Qu’il boirait au onzième coup de carillon,
Pour au vert marécage inhumer sa furie.Ô fée de cendrillon plantez là vos citrouilles,
Transformez moustique en amoureux éconduit
Envoyez le valser bien plus loin que minuit
Puis noyer son chagrin, dans la mare aux grenouilles.—–
Fort d’une tradition née à l’âge de pierre,
Ce vieux briscard toujours nous prend pour des jeunots,
Et se rit des géants, doux comme des agneaux
Qu’il pique à volonté au ventre ou au derrière,Mon appel au secours trouve une oreille sourde,
Car le moustique est bien un satané soiffard,
Qui siffle un petit rouge en dardant un pochard
Ou pique une abrutie s’il veut boire à la gourde.S’il commet souvent le pêcher de gourmandise
Le moustique à son heure est un fin connaisseur,
D’une peau ingénue il aime la douceur,
Et celle d’un enfant fera sa friandise.—–
Le moustique, de moi, jamais ne se délecte,
Je dois l’immunité à quelques compromis
Dont celui de savoir bien choisir mes amis
De m’entourer des gens qu’affectionne l’insecte.De l’aveu de moustique, en mon humble masure,
Sa table est bien dressée et midi, soir ou matin,
Il trouve tant de choix à l’heure du festin,
Qu’il ne sait où, parfois, donner de la piqûre !Tous les matins il tète un sang fort en laitage,
A quatre heures Sandy donne satisfaction,
Le cou de ma chérie est à disposition,
Si un dimanche il veut s’offrir un trente ans d’âge.Son cheptel est conforme aux règles sanitaires,
Donc traçabilité et suivi médical
Garantissent toujours au petit animal,
Des mets recommandés par ses vétérinaires.Aussi pour l’équilibre et pour la diététique
J’apporte à ses repas toutes les variétés,
Car souvent, dans mes murs, des gens sont invités,
Pour garnir mes soirées et plaire à mon moustique.Le diptère jamais ne me prend donc pour cible,
Mais prélève à l’envie ce qu’il lui faut de sang.
Parfois, je vous l’avoue, je trouve un peu vexant,
Qu’il m’ait catalogué comme non comestible.—–
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