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Nuitée d’un navigateur

  • Ce sujet contient 6 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoEvilFranck, le 06-09-2021 09:10.
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    Avatar photopoetal
    Membre Oasis
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      Poème partagé par poetal – création poétique en ligne

      Air du temps ne fait pas l’échanson
      Les nuages glissent leu fermeture éclair sur le ciel bleu
      La nature déchausse ses santals
      Les arbres éternuent leurs dernières feuilles

      Ton prénom me rappelle la madeleine de Zola
      Le titre évocateur réveille en moi le Bouddha
      Le lotus de ton être intérieur est si épanoui
      Qu’extérieurement tu embellis
      Le yin et yang si fort de ton sutra
      Font fuir les passions tentatrice de Mâra
      L’annonce faite à Aurore par le crépuscule
      T’in vite à rester jusqu’au bout de la nuit majuscule
      Celle du regard lunaire et des tourbillons d’étoiles
      Ton corps nu reposant sur le drap blanc de la toile
      Les pinceaux de mes membres dessinant ta beauté
      Dans cette atmosphère laiteuse et immaculée
      Le vernis de ta peau et la couleur de ton amour
      Lissent à jamais l’enluminure du genre troubadour
      La calligraphie de tes cils et de tes sourcils palis
      Le papier plié de ton nez et le sceau de tes lèvres
      Ont le bonheur d’être dans un bleu lapis-lazuli
      J’attends le samedi soir et sa fièvre
      Nos saltimbanques lanternent tels des lampions
      Tes cheveux ont rompu les amarres de ton chignon
      Et ta chevelure flotte au gré des alizés vers l’inconnu
      Cette île paradisiaque où toi et moi in situ
      retardaient les premiers feux de l’aurore rosée
      Les portes de l’extrême-orient mordorées
      Se ferment sur le sampan nirvanesque
      Et protègent de tous rayons cette idyllique fresque
      Je ne souhaite garder que cette émeraude boréale
      Et transcender ce doux souhait subliminal
      Je n’ai jamais rêvé cette minute et elle est arrivée
      Demain tu m’auras peut-être oublié
      Mon poème tel un mantra caché dans le moulin à prière
      S’envolera vers d’autres aurores toute ma vie entière

      Astre bossu rougeoyant pressenti par les bayadères
      Aurore ,écoute mon oliphant
      Sur le débarcadère
      Avant le couchant
      Un navigateur
      Dans son macrocosme céleste flottait un iceberg de lune
      Les instruments de bord faisaient le point de la grande hune
      Ame en escale , il cherchait son port d’attache
      Sous le chapiteau nichait sa belle idéale et son panache
      Le phare en état de veille attendait le grand soir
      Celle d’une dame de laque qui rayonne de moire
      Le voyageur s’arrête et porte un regard sédentaire
      Sous le toit d’une déesse titulaire
      Sous le soir lénifiant d’un velours parme
      L’ombre gracile de sa tutrice de charme a revêtu sa robe d’étamine
      Le soleil de minuit sonne les matines
      Les cascatelles d’encens s’exhalent de la cassolette
      Son fard cosmique rend la nuit désuète
      Fleur érubuescente sans pétales de rayon
      Tout son être embrase le perron
      Sur les marches d’harmonie résonne son modèle
      Son sonnet a enfin trouvé son asphodèle
      Sa taille sableuse divague en flocons d’écume
      Le rouleau de ses hanches estompe les vagues d’amertume
      A l’oeil rouge d’un flash lunaire
      Couleur trope l’oeil d’un luminaire
      La pensée marinière décrypte l’illusion vacataire
      Les ombres chinoises sur les rives du batik
      Brossent le tableautin de son odyssée fantastique
      Le ruisselet mêle aux mélodieux clapotements antalgiques
      Leurs flots rugueux et frénétiques
      Estampille d’une volée amoureuse scripturaire
      Luciole passagère retenue par le courant de ses caresses
      Ballotté par les suaves dorlotements de ses vaguelettes en liesse
      Le calice effleure chaque sépale opaline
      Et forme avec sa corolle une union câline
      Leurs enjambements lovés en couplets a cappella
      Mettent fin à leur désidérata
      Dans la chambre acoustique
      Le voyageur et sa sirène forment un choeur polyphonique

      Mes pas se sont évadés
      Intimés par les feuilles tombées
      D’un contre ordre
      L’intime se fait printemps

      🪶 Signature de la plume

      [email]domi.gondrand@laposte.net[/email]

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