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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Le soleil est tombé comme un grain de poussière
Sur deux cœurs éclipsés par bien trop de lumière.
C’est l’histoire d’un regard qui ne sait atterrir;
La beauté d’un aveu, je le vois qui transpire
Son besoin de cracher à la face du monde:
« Bien sûr qu’on s’est aimé, ne serait-ce qu’une seconde. »
Et qu’ils s’aiment toujours; pitoyable évidence…
Renégats de l’amour ! Voilà ce que j’en pense:
Chère morale, ô raison, dans vos bouches salées,
J’entends sans cesse ces mots : que c’est trop compliqué!
Et pourtant, à vos pieds, s’aménage une impasse,
Dans mes yeux, l’impuissance de voir à votre place,
D’aimer, tout simplement. Est-ce absurde de croire
Qu’une flamme étincelle encore plus dans le noir?
Jusqu’à tout avaler, les chimères, un regret,
La cruelle impression de passer à côté.
Au diable le bonheur quand la langue dessine
Au bout d’une autre langue, cette langue des signes
Pour un seul vrai câlin, vos royaumes en pitié !
Pitié… Permettez-vous la faveur de quitter…
Bien sûr que je l’entends revenir chaque fois
Cette phrase craintive qui musèle vos choix:
Que c’est trop compliqué ! De pouvoir lâcher prise ?
N’est-il pas difficile de vous faire la bise?
Comme une force, deux aimants, quel curieux jeu de mots:
Des aimants… Qui s’attirent! Pléonasme du beau,
Merci donc à ce rêve, et puis tant pis pour vous,
Je doute que vos lèvres se soient trompées de goût.
Alors debout fiévreux! Car moi là, j’abandonne!
J’ai beau faire le poète, me donner en personne,
Rien n’y fait. Je me tais, et ravale ma croyance.
L’amour ne suffit pas… Pitoyable évidence.🪶 Signature de la plume"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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