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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Sans aucune illusion
L’automne me rappelle et je marche sans bruit
En ces heures d’octobre où l’on me vit paraître
Tel un rayon blafard de lune dans la nuit.Le silence, l’ami des beaux jours, est un traitre
Auhourd’hui qui me plante un couteau dans le dos
Et blesse en profondeur les fibres de mon être.Les branches, fils à linge où sèchent en rideaux
Les belles frondaisons, sont comme les mirages
De ces instants de plus que je porte en fardeaux.Ombres, vapeurs, brouillards sont autant de virages
Aveugles du destin et tels ces noirs sentiers
Qui déchirent le bois, j’en ressens les outrages.Le Temps, ce laboureur ravage mes quartiers
Et comme sur le tronc dépose sa veinule,
L’ustensile brillant et clair des miroitiersMe désigne déjà proche du crépuscule.
Ma Vie aura passé, comète au firmament
Apparaissant un soir des cieux en funambulePour des ténèbres luire, imperceptiblement,
Avant d’évaporer aux rives de l’abime
Ses traces en lueur, poussier d’écoulement.Et mes Ecrits seront la traînée à la cime,
Ayant tranché l’éther sans vestige traceur,
Ils iront aux tiroirs du pupitre anonymePour se noyer un jour dans l’oubli d’un classeur.
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