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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Le virus qui rend fou.
B.H.L.
Dans ce moment de panique, je n’ai peur que de ceux qui ont peur.
Victor HugoL’infiniment petit se venge de l’humain.
Lui, qui par son esprit se croyait invincible,
Tressaille désormais au seuil du lendemain
Sur les cheminements d’une forme invisible
Qui le rabaisse à son état de fugitif.
Et cela lui fait mal, de voir que son génie
Créateur, innovant, prolifique, inventif,
Reste ignare devant cette indomptable vie
Qui se saisit de lui pour se multiplier.
En menant par la peur les peuples à sa guise,
Malgré sa petitesse on ne peut l’oublier,
Comme un acteur, il mute, il passe ou se déguise,
Et loin de tout bon sens, dirige l’Univers
Par les frayeurs et les spectres qu’il fait renaître :
Le passé des fléaux qui hantent les enfers,
Le regard des aïeux derrière leur fenêtre.D’un printemps maléfique aux doutes hivernaux,
Le Monde se repaît d’une psychose rare :
Terreur, quand tu nous tiens dans tes bras infernaux,
La logique se meurt et la raison s’égare.
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