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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Fêlure, ô temps qui passe et qui fredonne encore
Sa meilleure complainte en parfait désaccord;
Ouvre-toi tout en grand que je puisse y loger
Un sourire acquitté par le fil des années.Tout commence en ce jour de grâce et d’infortune
Où l’on croit, l’on apprend à décrocher la lune;
Elle qui, bien enjouée, ne t’a rien demandé
Surtout pas que tes pas se posent en premier.L’être humain que tu es est déjà suffisant !
A quoi sert-il alors cet hommage aux puissants ?
Si ce n’est toujours plus se courber, à genou,
Devant ceux qui, debouts, éclaboussent tes joues.La faute à qui, dis-moi, si ton coeur se désiste,
Si tes larmes ont les yeux tout en haut de la liste?
La faute à toi, bien sûr ! Seul maître en ton royaume
Car les hommes ne sont au final que des hommes.Responsable anonyme au gré de la pitié,
Je ne suis pas en miette et tu n’es pas sacré !
Donc méfiance à qui peut décrypter ces mots là :
L’humain s’élève quand la hiérarchie n’est pas.Toi et moi, au-dessus pour quelques friandises
Pour qu’au milieu de rien, le cerveau rivalise
Avec les grands discours : Dieu que les gens sont bêtes !
Tu es bête en effet et les gens le décrètent.Alors va contempler ce berceau nouveau-né
Plutôt que de l’aider à gravir des sommets;
Et tant pis, cher ami, si tu n’as rien compris…
Je n’ai écrit ces vers que pour les érudits.🪶 Signature de la plume"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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