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Sujet
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Que les plus de cent ans doivent bien connaitre…
Le couple allait marchant le long de la rivière
Se tenant éloignés, mais sans fausse manière.
On entendait la robe aux multiples volants
Émettre son froufrou de bruits affriolants.Elle était attentive aux très douces paroles
De ce beau compagnon aux accents parfois drôles.
Lui marchait, à distance, en parlant sentiment
Dissertait bien sur tout, lutinant gentiment.-C’est à vous que je dois ce plaisir, lui dit-elle !
-Cet émoi qui surgit sans être bagatelle !
-Vous m’avez redonné le vrai goût de la vie
-Et je sens à nouveau mon âme inassouvie !-J’étais sans avenir et plutôt très craintive,
-Ressassant le passé, sans trop d’initiative.
-Je suis dans le regain grâce aux mots chaleureux
-Qu’ici vous prononcez en discours bienheureux !*Je suis bouleversé d’entendre sans réserve
*Cet aveu qui s’exprime avec autant de verve !
*Est-il plus doux destin que de voir en demain
*Un avenir joyeux à portée de sa main ?*Vous marchez, loin de moi, sur cette longue sente
*Et je trouve, en ce lieu, la distance indécente.
*Rapprochez-vous de moi de pas cérémonieux
*Pour ouïr nos parlers en élans harmonieux !-Hélas ! Mon bon Ami je ne puis donner suite
-A ces desseins fictifs d’une essence fortuite.
-Je suis, vous le savez, non plus en célibat
-Mais en être épousé et portant, las, un bât.*Je sais, par des détours, que votre mariage
*Fut, jadis, vous bien jeune, une erreur d’aiguillage.
*Votre père prévenant vous le dit savamment
*Sans succès en ces temps, mais sans énervement.Ainsi se termina la longue promenade
Sur ce triste constat d’une union en panade.
La femme, en cet état, voulant garder l’honneur
Décida de calmer ce très chaud randonneur.Et tous les jours suivants, tous pareils à la veille
Les virent randonner sans que nul ne surveille.
La Dame dégustait ces propos délicieux
Étant des mots bénis qui la montaient aux cieux.
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(sourire)