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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Il ne faut jamais se sentir chez soi, dans une ville,
Vous croisez tant d‘inconnus, qui vous jugent,
Vous croisez des gens, qui ne s’intéressent qu’à eux-mêmes,,
Vous croisez des savants, des ignorants,
Des hommes qui se prennent pour des femmes,
Vous croisez des séductrices, qui veulent vous comprendre,
Et dans « comprendre » il y a prendre,
Il ne faut jamais se sentir chez soi, dans une ville,
Il y a tant de vents contraires dans les yeux de couleur,
Il y a tant de nuit, posée sur les épaules robustes,
Il y a tant de bruits dans les cerveaux qui rendent sourds
Les fleurs et les pierres polies,
Il y a tant de poètes et d’oiseaux, que l’on bâillonne
En toute innocence, il y a tant de plaisirs,
Il y a tant de femmes dévêtues la nuit, comme
Des chattes blanches,
Il y a si peu d’amis dans les squares, dans les cafés,
Dites bonjour aux étoiles, c’est plus rassurant,
Il ne faut jamais se sentir chez soi, dans une ville,
On ne trouve de perles que dans les huitres du Pacifique Sud,
On ne trouve d’oiseaux lyres que dans les iles de Sumatra
Ou d’ailleurs,
On ne trouve d’amis que dans les soirées dansantes du Tennessee,
C’est pour cela, que Christophe Colomb, a quitté
Un jour Barcelone,
O voyez les douces jeunes femmes, qui parlent à leurs chiens
Comme à des amoureux.
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