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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
C’est assis sur un banc que surgit cette histoire,
Sur un banc, plein soleil, à deux pas du brouillard.
Une histoire d’amour entre un homme et la Vie;
L’homme prend son pinceau, voici ce qu’il écrit :« Merci, tout simplement. Toi seule me comprends
Lorsque je te grimace, un sourire en pleurant,
Pour ce coeur, cœur ouvert, pour cet œil dévêtu
Bien capable de voir au-delà de la vue.Je me souviens, ce jour où l’on s’est rencontré:
Un mois de juin, je crois, qui se marie en mai.
Tu avais dans les mains cette épée bien connue…
Aide-moi… je ne sais… comment l’appelais-tu?Beauté, tout simplement. Toi seule a su percer
Le voile de ma peau à jamais dévoilée,
Aveuglant ma cervelle et celle de ma voix
Bien capable de rire au-delà de la joie.Mais j’étais beau, déjà, maintenant que j’y pense,
Aussi beau qu’on peut l’être en sortant de l’enfance.
Ça n’est pas un hasard si tes yeux, dans les miens,
Ont choisi mon regard pour aimer… sinon rien…Bien sûr que ça fait mal ! Et encore aujourd’hui,
J’ai des restes -au secours- appelant mes amis
A rester en alerte: Abandon… Lâcher prise…
Deux trois mots, des années pour que je cicatrise.Et nous voilà collés l’un à l’autre, aisément,
Sans un brin d’optimisme, amarrés au courant,
Certifiant haut et fort que la vie n’est pas rose
A qui voudra bien voir le Beau côté des choses. »C’est ainsi sur un banc qu’aboutit cette histoire,
Celle du grand amour débarqué de nulle part
Entre un homme et la Vie. Il range son pinceau
Puis s’en va visiter l’intérieur du tableau."Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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