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Poème partagé par Parceval – création poétique en ligne

Les années se succèdent, toujours elles s’empilent
Avant que la mémoire ne devienne brumeuse
Qu’elle fasse défaut, qu’elle soit capricieuse
Il semble judicieux de sauver du naufrage
Quelques îlots perdus échoués sur le tempsAlors, des souvenirs, j’ouvre la porte en grand
Et le flot me submerge, flux et reflux mêlant
Depuis passé lointain jusques au plus récent
Il en est qui dérangent, qui encore me hantent
Dont je n’ai pas fierté, que je pensais celésEt puis du temps les meurtrissures,
Les arias, la vie et ses blessures
Enfin ceux que je voudrais garder
Et qui s’estompent à tout jamais
En est ainsi pour les plus doux
Joies et bonheur, mes rêves fousLes blancs de nos réminiscences
C’est bien tentant, et bien souvent
Ils invitent à retracer l’histoire
En ne gardant que l’exutoire
Qui attribue le plus beau rôle
J’essaie de ne point succomber
En m’appliquant sur l’écritoireQue garderons-nous des poussières du temps
Vous qui êtes partis, le savez-vous vraimentParceval
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