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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
Ça m’irrite les nerfs de voir cette patrouille
Allant de droite à gauche en sondant les ruelles.
Elle cherche un fuyard parti seul en vadrouille !Enfonce bien ta tête au creux d’une citrouille
Pour échapper, sans doute, au bal des hirondelles !
Ça m’irrite les nerfs de voir cette patrouille !Je ne suis plus partant pour la moindre magouille
Car je sais qu’elle est là parmi les haridelles.
Elle cherche un fuyard parti seul en vadrouille !Peut-on dire à l’encan qu’icelui meurt de trouille
En voyant la police élever des ridelles ?
Ça m’irrite les nerfs de voir cette patrouille !Il faut que je te dise, ici c’est moi qui rouille
En regardant la troupe arquer la citadelle ;
Elle cherche un fuyard parti seul en vadrouille !Reviens donc parmi nous, sans donner dans l’embrouille,
Car tu sais bien qu’ici tous les gens sont fidèles !
Ça m’irrite les nerfs de voir cette patrouille ;
Elle cherche un fuyard parti seul en vadrouille !
Mais que dit notre ami Bruno?…ah, ce qui suit
Patiente un peu Tony, tu pédales trop vite
Si je suis en retard de deux ou trois rondeaux
D’écrire de beaux vers l’envie toujours m’habiteJe te l’ai déjà dit, la vitesse m’irrite
De plus il m’a fallu vider mon sac à dos
Patiente un peu Tony, tu pédales trop viteEn manque d’impulsion la muse, déconfite
Me laisse à l’abandon. Tout seul sur mon radeau
D’écrire de beaux vers l’envie toujours m’habiteJ’entends, ici et là, « les carottes sont cuites »
C’est faux, j’ai pris mon temps tant fut lourd le fardeau
Patiente un peu Tony, tu pédales trop viteDe ce combat, tu sais, l’issue n’est pas écrite
Mais il n’est pas question de tirer le rideau
D’écrire de beaux vers l’envie toujours m’habiteJe sens venir le jour où ma plume s’agite
Où s’épinglent les mots au ruban d’un cadeau
Patiente un peu Tony, tu pédales trop vite
D’écrire de beaux vers l’envie toujours m’habite
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