Il est indéniable que , parfois, malgré nous, nous portons un masque.
Qui peut dire le contraire? Personne!
Certaines apparences sont trompeuses et l’on si laisse , parfois, prendre….
Au fond, pour être honnête , qui « se fout » , vraiment , de l’opinion des autres..?
Cependant, il est , en effet , bon de rester soi-même!
Merci Isabelle pour ce judicieux poème qui donne à réfléchir sur nous -mêmes.
Bon après midi
Amitiés
Nat
——————-
Quelques pensées…
« Il est aussi facile de se tromper soi-même sans s’en apercevoir,
qu’il est difficile de tromper les autres sans qu’ils s’en aperçoivent. »
La Rochefoucauld
———————
« Le mensonge est une carapace qui vous étouffe pour vous détruire. »
Guillaume Vissio
——————–
Une histoire qui s’éloigne du poème mais , en fait, pas tant que ça!
» .Le corbeau qui voulait devenir populaire. »
« … Il était une fois un corbeau aussi noir que la suie, doté d’un regard vif, d’une voix pareille au timbre d’une cloche fêlée et de bien mauvaises habitudes.
Il voulait devenir un oiseau populaire et important, aussi prenait-il soin de se montrer toujours très poli et attentionné auprès des oiseaux de haut rang,
de croasser haut et fort a leurs mauvaises plaisanteries et de les complimenter sur leur apparence, si terne fût-elle,
beaucoup, beaucoup trop souvent, il était enclin à piétiner les moineaux quand il rendait visite aux aigles influents,
et fut tout surpris à la fin de s’apercevoir qu’en dépit de tous ses efforts, il demeurait un corbeau des plus ordinaires.
Un jour, il apprit qu’il allait se tenir un concours pour élire le plus bel oiseau,
et il décida qu’il serait le » Gagnant « !
Bien qu’il fut plutôt quelconque, il n’était pas dépourvu d’idées, derrière cet œil brillant.
Il se mit à suivre les oiseaux les plus colorés, ramassant les plumes que ceux-ci semaient négligemment dans leur sillage.
Les moineaux étaient intrigués mais gardaient leurs distances, craignant de laisser leurs propres plumes entre les pattes de ce collectionneur avide.
Chaque soir, dans son nid, le corbeau nettoyait et lissait ses trophées, il les classait par taille et par couleur, et jetait ceux qu’il jugeait sans éclat ou trop endommagés.
La veille du concours, il inséra soigneusement les plumes sélectionnées dans son propre plumage.
Rayée ou mouchetée, marbrée ou tachetée, il disposa chacune d’elles de manière à créer un arc-en-ciel de couleurs chatoyantes,
aussi ordonné et parfait que s’il avait été l’œuvre de la nature.
Comme il avait bel air dans cette livrée volée ! A présent, c’était son tour de briller.
Ébouriffant leur superbe plumage et bombant le jabot, les concurrents se pavanaient,
et le corbeau se pavanait parmi eux, plus fier qu’un paon, captivant l’attention des juges d’un battement de sa queue d’emprunt.
Qui dans le public pouvait résister à cet oiseau resplendissant.
Le résultat du concours ne faisait aucun doute.
Le corbeau était sans conteste » le plus beau de tous » .
Soudain, un brouhaha monta de l’assistance, se répandant parmi les spectateurs et les concurrents.
Chacun se mit alors à reconnaître quelque chose de familier dans les motifs et les couleurs du fringant volatile,
et s’empressa de récupérer son bien, laissant bientôt le tricheur fort déplumé, terne, quelconque et tout hirsute.
Privé tout à la fois de sa tenue d’emprunt, du prix du plus bel oiseau, d’un public à séduire et d’amis importants,
sans rien de remarquable a dire ou à être, il ne lui restait plus que lui-même pour seule compagnie.
Et de quoi réfléchir longtemps. Le plumage ne fait pas l’oiseau …
Le souci de sa propre image, voilà l’incorrigible immaturité de l’être humain …
Restez vous-même …
L’être humain a d’autant plus de talent quand il n’a pas recours à de vains artifice. »
Les haillons de l’amour ne se reprisent pas . Nataraja.