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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
… qu’escortent deux poèmes affins, et que tendent à prolonger l’Hexagone, les Variations pour le mot hélénie, ainsi que le Cube anomal
Une hématoktophanie qu’escortent deux poèmes affins
_ Escorte Une _
S’éteindre
embué délai
à la fraîcheur vitrée du couchant
l’orangé le soufre le rose
languide noblesse de l’évanouissement
d’écho en écho
le bleu vaste
vers le sombre
et le tressaut qui s’étoile
et jaillissements
veinures noires
l’arborescence hiémale du fruitier
à en irriguer l’apparaissante nuit
les luminaires
échouent
s’esquivent dans le geste malingre
par lequel s’épanchent les rideauxainsi quelques pas
trajectoire de l’aigu
afin que se safrane la lampe
planète du sang brûleur
météore de la déprise
les ailes de l’oiseau fier
qui la domine en l’ornant
se ferment d’ombreset de paupières
le regard
qui oeillade son dernier ciel>
Un ciel-éventail s’est originé dans la cache du chrysogriffe
l’heur pérenne des angoreux tamis
unicolore vagues et grand-voile
quel reflet du si rompant cadre laissé au miroir
ou de la délébile silhouette filigranant ce qui s’étarque
à travers le mur de mondes nués de gondolages glissera ?
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En compromission de thalamèdre le miroir
que la sparterie proclame de ses ajours
déconfits corollaires dans les arcescences du jaillir
la dérose-thé de ses sondes déleurre de la cloison
en gibiers de soupirs il dilacère
en proies buées l’ortolan de l’image
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Sourd le crucimurmure du quatuor
pour traduire en carreaux le foret de l’angle
mais recueillir a devancé l’évidence
et dans les celeuses enfants trempe ses sépultures
la moire à métaphores éconduit l’album des profonds
tant qu’hébète le poudreux armillaire qu’infranchit l’acajou
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Les arcures que beige le dévêtissement
avec leurs mues ombreuses mécitées par l’outrance
amarrent à la cloison le triplement du losange
quand sur le cyanothéâtre qu’épiphanent les rideaux
les envers d’une foudre bourrasquent
pour partir de millifusain la litanie des pictogrammes
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D’un carré de poli l’abat-jour intimé chapiteau
belluaires des réfléchissements magmatiques
amphiboles se meuvent les angles
de leurs suppliques pour le losange en vêpre
de leurs soupirs après le quadrige de dards
à l’ingénu pictostellaire les ramène le chevet
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Ce filigrane du visage que vont désensorcelant
les lustrales d’une eau qui s’émancipe
sa confusion d’albuginée et de galactique audace
par l’impensable chiquenaude s’évanouit la perle d’hématie
à même le diaphane aliforme du savon
un cheveu délinéamente la veinure des loufoques ophidies
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Fissiles carreaux à leur escamoteur propices
et l’impéritie pour lors des veines préhensiles
mais aux confins enfeuillis du flexueux un rameau
étoile de sa fleur le secret d’ouvrir
et derrière la candide poignée qu’effleure le rose
les âcres cueillaisons ont aveuglé dehors
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Aboli ce transparaître l’émoi des plis roule des serpentes
adolescence des voilages défoliant
sauts comme essors s’éploient
nettes coupes de brassées hémi-moqueuses de la chute
et l’échappée tératophane nimbe ses frondaisons
des palinodies d’un ponant brésiclair
_ Escorte Deux _
Pulsion du passage
nocturnes incandescences
des poignéesfeu de fleurs serpentines
ne va plus à la rencontre des lampes
le geste qui d’un sang miracle et radiant
éteint l’amoncellement des espacesÀ travers les tissus
paraît un néphélion d’argent et de laitet vont s’illuminant les nuances
décombre fabuleux
des prismes du sommeilturquoise de l’arcade confidente
jaune des poudres de tiare
orangé lévitant
indigo du trémail d’étincelles
rose en murmure
qui ne composent pas d’aurores
beaucoup au-delà des tracés d’oiseauxles vieux métaux des ouvertures
ont flué tous
rus de photons mutilateurs de fenêtres
et de portesépiphanie des diaphanes d’ailes
et de paupières
où palpitent des ciels
inconnus des cycles
et de leurs bréviairesHexagone
Lente avec la proie sélène diagonalait une louve
l’incandescence qui la revêtait jusqu’à l’haleine calme
passait le navrant dévorement
seule l’invention de la nuit eût signifié l’échancrureLa paille et le soufré qui illimitaient l’enfant
partagent de leur inéteinte ligne le volet
de brun en sang et de sang en incarnat se retisse l’écart
et le passage des ans est persuadé par l’escapadeBien que dans les bleus et les verts concomitants
se noie par degré la transparence
coaliseur en retranche l’oculaire cause
le bain d’un luminaire parmi les hippocampesPour fins de vasques se sont perpétrés les angles
persiflé l’almanach jaillissent leurs floralies
et même si la sentence muette corrobore l’entrelacs
les pétales énumèrent la diaphanité des pardonsLes céladons des vergers acquis à la taisance
colonnaire y radie l’alchanne des phonèmes
le clair de filet immanent à l’oracle
ne passe pas le préambule que diapre l’ineffableÀ déruiner le remuement des merlons
impuissant malgré tout un ciel
un chevaleresque vent s’exile au losange
et meurt à l’éploiement du pavillon châteléVariations pour le mot hélénie
*
Pour un reflet de l’asthénie
Un briquet délaissé du feu
Va s’empoussiérant tout au fond
D’un vermeil qui forme ce voeu :
» S’effeuille sur nous l’hélénie ! »*
Ces limbes, après les intermittences de la harpe, après la blancheur éclatante et les ors du cercueil qui s’en allait par une après-midi de février confondant lignes et nuances dans l’irréelle lenteur neigeant, cette absence s’est muée d’abord en rêve insistant, avec la fixité d’un visage de platine qui tenait du sphinx et du séraphin ; en poème évocatoire ensuite, avec la vaine supplique pour qu’il soit reçu comme je t’ai perçue. Jusqu’à atteindre enfin à toute cette nuit de vagabondage, d’équidistance, et de constellations lacunaires, ou recomposées, exaltant par degrés un désir de jardin sauvage où nos hélénies se surprennent à soleiller.
*
Imagines novae
1
L’unique continent de l’exoplanète ressemblait à une vivace ignescente. Promis aux sangs de l’ontogenèse des tranquillités futures, prenaient patience les pétales rubis. Les ors qui s’étaient agrégés en un foyer cordiforme rayonnaient de délinéaments infatigables à l’épiphanie du premier navire espéré par les tesselles circonvoisines des moires marinières. Bien sûr, chaque uranolithe qui s’approchait, dardé par l’infini du bouquet, allait représentant la main de cueillaison, avant qu’il soit pulvérisé, et qu’il retombe, ubiquiste lenteur des chances de pollen et de mica.
2
S’effeuillant, telle la danse plurielle d’une sylphide, trophée des leucémies, à travers le cristal du château, une hélénie. Certains pétales réinventent l’effleurement afin de murmurer l’incandescence aux ossements des princes immémorés.
3
Pendant un bain désheuré, une infime verticale de lumière éblouissante entrebâillait les voilages. Tout en rendant sensible son extension entre les carrellements, les vapeurs qui montaient de la corporelle indolence et de l’eau smaragdine, allaient, célères, de métamorphose en métamorphose, se dissipant. Cependant qu’à travers elles, prenait le temps de passer, avec une lenteur déréelle, une jeune bouquetière dont le jais du regard et de l’échevellement contrastait avec l’aurore des mains riches d’hélénies épanouissant les flambeaux qui orangent et qui rosent l’essentielle portion où arriver.
4
Lilial galopement, le désespoir des licornes se ruait dans la fournaise des hélénies dont les exponentiels faisceaux aux mains des enfants édénisés allaient déjà consumant les vieux florilèges du merveilleux.
*
Quatrain des prémices de la guerre de Troie
Lorsqu’un pied dans la mer Ménélas regardait
En ce soir ravisseur flamber les hélénies,
Derrière lui, son frère, exalté, décidait
De souffler Ilion, torchère d’avanies.*
Ces hélénies en dyade, qui gisaient entre la chaussée et le trottoir, épétalées par le continu des vitesses et des foulements, elle les avait recueillies, puis reconstituées, comme elle reconnaissait dans leur arrachement l’exilée qu’elle était elle-même. Sur l’eau qui remplissait aux trois quarts deux coupelles de baccarat, leurs corolles avaient recouvré l’épanouissement. Les étoiles qu’elles évoquaient désormais, l’une jaune soleil avec un coeur d’orange, la seconde rouge rubis avec un coeur en or, détenaient le secret de brûler les transparences. C’est ainsi qu’un jardin se dévoila par degrés. Les cendres pastel de l’adieu et de l’absence revendiquaient toutes ses fleurs ; chaque sortie s’avérait une chimère qui jetait dans une allée insoupçonnée, chaque sensation de limite ou d’orée ouvrait sur une aire plus orphique, et la lumière toujours changeante d’une aube étrennée se confondait avec le passage d’un effluve à un autre.
*
Les flamboyantes hélénies
Aux coeurs de miel radiés d’érubescences
S’organisent en cercle au bout de la terrasse.
L’instrumentiste las que son contrat pourchasse
Vient renoncer sur ces incandescences
L’âme en bois de ses euphonies.*
Cube anomal
Iconoclastie
Après l’éternité de soufflance
qu’aura mâtinée la nuitée
les brisures sympathisent
tout le long de la lisièrela métaphore enfin doute
que prévalussent ses diamants hydriques
et la seule gemme à paraître
cristallise leur déshérence étinceléec’est aussi sans plus larmer en mirances
sans plus opiniâtrer la gorge perlière
qu’au bout d’une ramille une tarasque prosterne
sur cette fondrière ses linéaments
qu’aucune désaltération de licorne n’effangeraLes nitescences de l’éveil
D’un angle si profond
le faisceau mimétique
affranchi des albescences
qui iront en délinéant une lucarne
a convié au solifloreDe toute son ardeur
acaule la fleurdrisse la nouvelle hématie
Le peintre vain
Dans une cendre passée se pluralise
par du blanc traitillé
l’effilage
et l’aigu
qu’appréhende d’onder le coussinSa retouche fuyante
abrie kakis et alkékengesmais parmi le grènetis pluvial
une lucarne de crépuscule
réinvente la complicité qui épancheL’impossible jardin
À l’ondante tête du lit
parmi le plurimiel veineux de son bois
autrefois un choc a creuséles verts de la cloison qui composent
qui lancinent un vaste vol de fleurs
y adressent leurs tigesLe secret de la racine
où se sont réunis les rêves
apprécie sa distance adamantinePour séparer la lumière
de ses moindreurs
l’abat-jour à travers la verticale espéreuse
arque le long stigmate du fauchementOutregare
Le rose des passe-marques
est réuni en losangeQui colora
le cerf-volant le démasque
ondoyante altitude
malgré l’aplomb de l’humain schématiqueLe renvoi a trouvé les yeux
qu’un doute de parque effrangeles lettres qui signifièrent un village
renouent avec le possible de craievols et lueurs traversent
le naïf de baptiserle rectangle qui appendait son bleu roi
à la concession vague
triomphe et de l’effacement
et de l’attentePluvial
Pour que vacille le comble
l’imprécision pétillece sera une contente chrysalide
nuant d’ocelles la fleur des limbes
cette albescence du quadranglel’imperfectif brise
comme seul un acquis aubain doute
qu’aux fins et aux commençailles
il soustraieHors le paramètre
un éclat
dévoue son brésil secret
à l’adhérente imagerieet l’esquisse daigne flamber
qui eût encore une fois levé le corpsTradescantia
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