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Une hématoktophanie…

  • Ce sujet contient 8 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoHubix-Jeee, le 26-05-2022 08:37.
  • Créateur
    Sujet
  • #2693253
    Plume d'or
    ★★★★☆☆
    Avatar photoTradescantia
    Membre Oasis
      • Sujet: 480
      • Réponses: 1116

      Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne

      … qu’escortent deux poèmes affins, et que tendent à prolonger l’Hexagone, les Variations pour le mot hélénie, ainsi que le Cube anomal

      Une hématoktophanie qu’escortent deux poèmes affins

      _ Escorte Une _

      S’éteindre

      embué délai
      à la fraîcheur vitrée du couchant
      l’orangé le soufre le rose
      languide noblesse de l’évanouissement
      d’écho en écho
      le bleu vaste
      vers le sombre
      et le tressaut qui s’étoile
      et jaillissements
      veinures noires
      l’arborescence hiémale du fruitier
      à en irriguer l’apparaissante nuit
      les luminaires
      échouent
      s’esquivent dans le geste malingre
      par lequel s’épanchent les rideaux

      ainsi quelques pas
      trajectoire de l’aigu
      afin que se safrane la lampe
      planète du sang brûleur
      météore de la déprise
      les ailes de l’oiseau fier
      qui la domine en l’ornant
      se ferment d’ombres

      et de paupières
      le regard
      qui oeillade son dernier ciel

      >

      Un ciel-éventail s’est originé dans la cache du chrysogriffe

      l’heur pérenne des angoreux tamis

      unicolore vagues et grand-voile

      quel reflet du si rompant cadre laissé au miroir

      ou de la délébile silhouette filigranant ce qui s’étarque

      à travers le mur de mondes nués de gondolages glissera ?

      >>

      En compromission de thalamèdre le miroir

      que la sparterie proclame de ses ajours

      déconfits corollaires dans les arcescences du jaillir

      la dérose-thé de ses sondes déleurre de la cloison

      en gibiers de soupirs il dilacère

      en proies buées l’ortolan de l’image

      >>>

      Sourd le crucimurmure du quatuor

      pour traduire en carreaux le foret de l’angle

      mais recueillir a devancé l’évidence

      et dans les celeuses enfants trempe ses sépultures

      la moire à métaphores éconduit l’album des profonds

      tant qu’hébète le poudreux armillaire qu’infranchit l’acajou

      >>>>

      Les arcures que beige le dévêtissement

      avec leurs mues ombreuses mécitées par l’outrance

      amarrent à la cloison le triplement du losange

      quand sur le cyanothéâtre qu’épiphanent les rideaux

      les envers d’une foudre bourrasquent

      pour partir de millifusain la litanie des pictogrammes

      >>>>>

      D’un carré de poli l’abat-jour intimé chapiteau

      belluaires des réfléchissements magmatiques

      amphiboles se meuvent les angles

      de leurs suppliques pour le losange en vêpre

      de leurs soupirs après le quadrige de dards

      à l’ingénu pictostellaire les ramène le chevet

      >>>>>>

      Ce filigrane du visage que vont désensorcelant

      les lustrales d’une eau qui s’émancipe

      sa confusion d’albuginée et de galactique audace

      par l’impensable chiquenaude s’évanouit la perle d’hématie

      à même le diaphane aliforme du savon

      un cheveu délinéamente la veinure des loufoques ophidies

      >>>>>>>

      Fissiles carreaux à leur escamoteur propices

      et l’impéritie pour lors des veines préhensiles

      mais aux confins enfeuillis du flexueux un rameau

      étoile de sa fleur le secret d’ouvrir

      et derrière la candide poignée qu’effleure le rose

      les âcres cueillaisons ont aveuglé dehors

      >>>>>>>>

      Aboli ce transparaître l’émoi des plis roule des serpentes

      adolescence des voilages défoliant

      sauts comme essors s’éploient

      nettes coupes de brassées hémi-moqueuses de la chute

      et l’échappée tératophane nimbe ses frondaisons

      des palinodies d’un ponant brésiclair

      _ Escorte Deux _

      Pulsion du passage

      nocturnes incandescences
      des poignées

      feu de fleurs serpentines

      ne va plus à la rencontre des lampes
      le geste qui d’un sang miracle et radiant
      éteint l’amoncellement des espaces

      À travers les tissus
      paraît un néphélion d’argent et de lait

      et vont s’illuminant les nuances
      décombre fabuleux
      des prismes du sommeil

      turquoise de l’arcade confidente
      jaune des poudres de tiare
      orangé lévitant
      indigo du trémail d’étincelles
      rose en murmure
      qui ne composent pas d’aurores
      beaucoup au-delà des tracés d’oiseaux

      les vieux métaux des ouvertures
      ont flué tous
      rus de photons mutilateurs de fenêtres
      et de portes

      épiphanie des diaphanes d’ailes
      et de paupières
      où palpitent des ciels
      inconnus des cycles
      et de leurs bréviaires

      Hexagone

      Lente avec la proie sélène diagonalait une louve
      l’incandescence qui la revêtait jusqu’à l’haleine calme
      passait le navrant dévorement
      seule l’invention de la nuit eût signifié l’échancrure

      La paille et le soufré qui illimitaient l’enfant
      partagent de leur inéteinte ligne le volet
      de brun en sang et de sang en incarnat se retisse l’écart
      et le passage des ans est persuadé par l’escapade

      Bien que dans les bleus et les verts concomitants
      se noie par degré la transparence
      coaliseur en retranche l’oculaire cause
      le bain d’un luminaire parmi les hippocampes

      Pour fins de vasques se sont perpétrés les angles
      persiflé l’almanach jaillissent leurs floralies
      et même si la sentence muette corrobore l’entrelacs
      les pétales énumèrent la diaphanité des pardons

      Les céladons des vergers acquis à la taisance
      colonnaire y radie l’alchanne des phonèmes
      le clair de filet immanent à l’oracle
      ne passe pas le préambule que diapre l’ineffable

      À déruiner le remuement des merlons
      impuissant malgré tout un ciel
      un chevaleresque vent s’exile au losange
      et meurt à l’éploiement du pavillon châtelé

      Variations pour le mot hélénie

      *

      Pour un reflet de l’asthénie
      Un briquet délaissé du feu
      Va s’empoussiérant tout au fond
      D’un vermeil qui forme ce voeu :
       » S’effeuille sur nous l’hélénie !  »

      *

      Ces limbes, après les intermittences de la harpe, après la blancheur éclatante et les ors du cercueil qui s’en allait par une après-midi de février confondant lignes et nuances dans l’irréelle lenteur neigeant, cette absence s’est muée d’abord en rêve insistant, avec la fixité d’un visage de platine qui tenait du sphinx et du séraphin ; en poème évocatoire ensuite, avec la vaine supplique pour qu’il soit reçu comme je t’ai perçue. Jusqu’à atteindre enfin à toute cette nuit de vagabondage, d’équidistance, et de constellations lacunaires, ou recomposées, exaltant par degrés un désir de jardin sauvage où nos hélénies se surprennent à soleiller.

      *

      Imagines novae

      1

      L’unique continent de l’exoplanète ressemblait à une vivace ignescente. Promis aux sangs de l’ontogenèse des tranquillités futures, prenaient patience les pétales rubis. Les ors qui s’étaient agrégés en un foyer cordiforme rayonnaient de délinéaments infatigables à l’épiphanie du premier navire espéré par les tesselles circonvoisines des moires marinières. Bien sûr, chaque uranolithe qui s’approchait, dardé par l’infini du bouquet, allait représentant la main de cueillaison, avant qu’il soit pulvérisé, et qu’il retombe, ubiquiste lenteur des chances de pollen et de mica.

      2

      S’effeuillant, telle la danse plurielle d’une sylphide, trophée des leucémies, à travers le cristal du château, une hélénie. Certains pétales réinventent l’effleurement afin de murmurer l’incandescence aux ossements des princes immémorés.

      3

      Pendant un bain désheuré, une infime verticale de lumière éblouissante entrebâillait les voilages. Tout en rendant sensible son extension entre les carrellements, les vapeurs qui montaient de la corporelle indolence et de l’eau smaragdine, allaient, célères, de métamorphose en métamorphose, se dissipant. Cependant qu’à travers elles, prenait le temps de passer, avec une lenteur déréelle, une jeune bouquetière dont le jais du regard et de l’échevellement contrastait avec l’aurore des mains riches d’hélénies épanouissant les flambeaux qui orangent et qui rosent l’essentielle portion où arriver.

      4

      Lilial galopement, le désespoir des licornes se ruait dans la fournaise des hélénies dont les exponentiels faisceaux aux mains des enfants édénisés allaient déjà consumant les vieux florilèges du merveilleux.

      *

      Quatrain des prémices de la guerre de Troie

      Lorsqu’un pied dans la mer Ménélas regardait
      En ce soir ravisseur flamber les hélénies,
      Derrière lui, son frère, exalté, décidait
      De souffler Ilion, torchère d’avanies.

      *

      Ces hélénies en dyade, qui gisaient entre la chaussée et le trottoir, épétalées par le continu des vitesses et des foulements, elle les avait recueillies, puis reconstituées, comme elle reconnaissait dans leur arrachement l’exilée qu’elle était elle-même. Sur l’eau qui remplissait aux trois quarts deux coupelles de baccarat, leurs corolles avaient recouvré l’épanouissement. Les étoiles qu’elles évoquaient désormais, l’une jaune soleil avec un coeur d’orange, la seconde rouge rubis avec un coeur en or, détenaient le secret de brûler les transparences. C’est ainsi qu’un jardin se dévoila par degrés. Les cendres pastel de l’adieu et de l’absence revendiquaient toutes ses fleurs ; chaque sortie s’avérait une chimère qui jetait dans une allée insoupçonnée, chaque sensation de limite ou d’orée ouvrait sur une aire plus orphique, et la lumière toujours changeante d’une aube étrennée se confondait avec le passage d’un effluve à un autre.

      *

      Les flamboyantes hélénies
      Aux coeurs de miel radiés d’érubescences
      S’organisent en cercle au bout de la terrasse.
      L’instrumentiste las que son contrat pourchasse
      Vient renoncer sur ces incandescences
      L’âme en bois de ses euphonies.

      *

      Cube anomal

      Iconoclastie

      Après l’éternité de soufflance
      qu’aura mâtinée la nuitée
      les brisures sympathisent
      tout le long de la lisière

      la métaphore enfin doute
      que prévalussent ses diamants hydriques
      et la seule gemme à paraître
      cristallise leur déshérence étincelée

      c’est aussi sans plus larmer en mirances
      sans plus opiniâtrer la gorge perlière
      qu’au bout d’une ramille une tarasque prosterne
      sur cette fondrière ses linéaments
      qu’aucune désaltération de licorne n’effangera

      Les nitescences de l’éveil

      D’un angle si profond
      le faisceau mimétique
      affranchi des albescences
      qui iront en délinéant une lucarne
      a convié au soliflore

      De toute son ardeur
      acaule la fleur

      drisse la nouvelle hématie

      Le peintre vain

      Dans une cendre passée se pluralise
      par du blanc traitillé
      l’effilage
      et l’aigu
      qu’appréhende d’onder le coussin

      Sa retouche fuyante
      abrie kakis et alkékenges

      mais parmi le grènetis pluvial
      une lucarne de crépuscule
      réinvente la complicité qui épanche

      L’impossible jardin

      À l’ondante tête du lit
      parmi le plurimiel veineux de son bois
      autrefois un choc a creusé

      les verts de la cloison qui composent
      qui lancinent un vaste vol de fleurs
      y adressent leurs tiges

      Le secret de la racine
      où se sont réunis les rêves
      apprécie sa distance adamantine

      Pour séparer la lumière
      de ses moindreurs
      l’abat-jour à travers la verticale espéreuse
      arque le long stigmate du fauchement

      Outregare

      Le rose des passe-marques
      est réuni en losange

      Qui colora
      le cerf-volant le démasque
      ondoyante altitude
      malgré l’aplomb de l’humain schématique

      Le renvoi a trouvé les yeux
      qu’un doute de parque effrange

      les lettres qui signifièrent un village
      renouent avec le possible de craie

      vols et lueurs traversent
      le naïf de baptiser

      le rectangle qui appendait son bleu roi
      à la concession vague
      triomphe et de l’effacement
      et de l’attente

      Pluvial

      Pour que vacille le comble
      l’imprécision pétille

      ce sera une contente chrysalide
      nuant d’ocelles la fleur des limbes
      cette albescence du quadrangle

      l’imperfectif brise
      comme seul un acquis aubain doute
      qu’aux fins et aux commençailles
      il soustraie

      Hors le paramètre
      un éclat
      dévoue son brésil secret
      à l’adhérente imagerie

      et l’esquisse daigne flamber
      qui eût encore une fois levé le corps

      Tradescantia

       

    Vous lisez 7 fils de discussion
    • Auteur
      Réponses
      • #3378788
        Mascotte d'Oasis
        Avatar photoNoireLune
        Membre Oasis
          • Sujet: 1482
          • Réponses: 52493



          Bonjour à vous…Tradescantia
          L’usage parcimonieux de mots rares donne à votre poésie une mystérieuse densité…
          Il n’est pas absolu de tout lire pour être ravi…

          Très amicalement…


          La Po?sie ?a sert ? faire du bien...
          ?a d?noue le n?gatif...
          et ?a devrait ?tre rembours? par la s?curit? sociale...
        • #3378790
          Plume de platine
          ★★★★★☆
          Avatar photoPalmier
          Membre Oasis
            • Sujet: 2880
            • Réponses: 4890

            Quel boulot ! Bravo ! Je suis trop asséché pour plus commenter !

            Avec mes amities

            Alain

            Pour voir mon site : Mes vers a moi

            ""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
            (Saint John Perse)

          • #3378798
            Mascotte d'Oasis
            Avatar photoZAGHBENIFE
            Membre Oasis
              • Sujet: 5163
              • Réponses: 60764

              je n’ai pu aller plus loin dans ma lecture (asséchement des yeux face à l’écran) mais je pense que c’est un exercice qui demande de la patience et de la recherche des mots

            • #3378818
              Administratrice
              Avatar photoSybilla
              Maître des clés
                • Sujet: 17854
                • Réponses: 198274

                Bonjour Tradescantia,

                Je m’y suis reprise à plusieurs lectures afin de plonger dans ton univers particulier où des références mythologiques sont présentes… entre autres !

                C’est absolument fantastique où tu nous fais plonger en tes superbes images !

                Belle journée cher ami poète!
                Toutes mes amitiés
                Sybilla

                Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
              • #3378846
                Mascotte d'Oasis
                Avatar photoislander
                Membre Oasis
                  • Sujet: 8962
                  • Réponses: 96830

                  c’est beau, planant, mystérieux, ça se lit comme de « l’or liquide », il y a des mots , des facéties peut être, je cite l’alchanne, serait ce l’alcane ???? je lis relis, je découvre toujours cette poésie comme une « aventure » de la langue et de la sensibilité, merci, encore de ce « petit bijou »,

                  yann

                • #3378941
                  Plume d'or
                  ★★★★☆☆
                  Avatar photoTradescantia
                  Membre Oasis
                    • Sujet: 480
                    • Réponses: 1116

                    Bonjour…

                    … cette grâce de la bonne nouvelle de vos lectures, des impressions, des sentiments qu’elles vous auront inspirés…

                    … cette aurorale aubaine de ces mots-là : ‘mythologie’, ‘recherche’, ‘mystère’, ‘or liquide’, ‘aventure de la langue et de la sensibilité’…

                    … L’hélénie est le symbole de l’un des mythes fondateurs de notre civilisation : la Guerre de Troie, à la suite de l’enlèvement d’Hélène par Pâris… On raconte qu’elle portait sur elle une fleur flamboyante dont l’éclat n’en finissait plus de s’éloigner sur l’immense plaine liquide qui l’emportait loin de sa patrie… elle lui a donné son nom… Symbole du voyage décisif et passionnel… Symbole de l’arrachement… Symbole de l’éloignement des vieux contrats… Symbole de la vaillance voguant vers l’inconnu, vers le nouveau…

                    … Tout à la fois en manière de Gratitude et en manière de retour à vos ressentis au sujet de ce recueil, je propose…

                    Troubadour

                    Écrirait-il aujourd’hui, ou n’écrirait-il pas ? Il ne pouvait en décider à l’avance. Et ce n’était nullement lié à la méandreuse condition d’être inspiré, ou de ne pas l’être. La réponse, passant inéluctablement par l’heur de la découverte, impliquait à la vérité une question plus méticuleuse : ferait-il la trouvaille du papier propice, ou ne la ferait-il pas ? Il quittait sa mansarde au moment où la lucarne dégorgeait potron-minet. Il parcourait la ville, scrutant le sol d’un regard fée, jusque dans la moindre venelle interlope, à la recherche d’un papier. Un papier recru d’abandon. Un papier orphelin d’égard et de rêve. Il avait rebaptisé le dédale des rues « l’orphelinat des papiers ». Peu lui importaient les dimensions, la virginité, ou le degré de l’abîmement, et même il préférait le papier qui présentait déjà, comme une amorce ou comme un engagement, quelques griffonnages bleus, ou noirs, ou rouges. Mais par-dessus tout il chérissait le papier qui était la résultante des pluies, celui que la poussière ensablait à demi, le papier que des maculatures avaient arabesqué ou silhouetté de manière indélébile, celui qui avait été conculqué un nombre incalculable de fois, si bien qu’il finissait par être marqué comme du braille, ou perforé comme ces bandes par le défilement desquelles un limonaire manivelle la musique. Il le recueillait, le faisait sécher ; il le dépliait, l’époudrait, détaché de tout souci de perfection, mais afin qu’il devienne un accueillant support. Pas une seconde ne lui traversait l’esprit de catégoriser en poème ce qu’il écrivait alors sur le papier réceptif, c’était un joli petit quelque chose fait avec des mots, un petit bijou, ou bibelot, de vocables, qui n’aurait peut-être pas même de destinataire, qui s’imaginait saisir un instant de pellicule urbaine, comme cette très vieille femme tout en noir, courbée, si courbée sur un porte-documents qu’elle serrait contre elle, et de telle façon que sa couleur rose formait un parfait triangle isocèle suppléant la tête évanouie. Un jour, au beau milieu des douze coups d’un midi de pluie, sa complexion s’effondra. Une secrétaire de direction qui surgissait du bureau aérien où elle avait travaillé toute la matinée, fut si surprise par l’insolite du tableau que tous les papiers dont ses bras de cuir amarante étaient chargés s’envolèrent dans une véritable explosion. Le longiligne zigzag de la dépouille et la grimace de la mort furent délicatement linceulés par les rapports et les diagrammes retombant en cadavres exquis et en versicolores collages.

                    Tradescantia

                  • #3379153
                    Plume d'or
                    ★★★★☆☆
                    Avatar photoTradescantia
                    Membre Oasis
                      • Sujet: 480
                      • Réponses: 1116

                      Bonjour Yann,

                      La sensible réception que vous faites du recueil évoque un mot rare.

                      J’ai à coeur de préciser que ce mot, alchanne ou alchane, qui apparaît dans ‘Hexagone’, désigne une herbe aux feuilles rouges qui croît surtout en Orient…

                      Dans le texte, aux verts pâles se taisant, succède un vouloir de voix rouge… mais cette ‘aventure de la langue et de la sensibilité’, comme vous l’écrivez si heureusement, m’invite à ne point en dire davantage…

                      Cette Gratitude…

                      La journée vous soit haute en couleurs ! …

                      Tradescantia

                    • #3379588
                      Plume d'or
                      ★★★★☆☆
                      Avatar photoHubix-Jeee
                        • Sujet: 504
                        • Réponses: 1470

                        C’est très complexe et personnalisé, labyrinthique et ondulatoire, comme un chemin aléatoire qui mènerai on ne sait où…

                        Juste la patience de se laisser entraîner, avec le désir au bout des yeux…

                        Une forme de poésie qui n’existe point ici et qui donne une originalité à la lecture…

                        Amicalement…

                        Hubix.

                        [b][size=medium][color=000000][font=Arial]bonjour ? toutes et tous, je viens d?couvrir ce nouveau site, pour moi, en esp?rant pouvoir partager la passion de la po?sie avec chacun(e) d'entre vous... Merci d'avance...[/font][/color][/size][/b]
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