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Poème partagé par SEMAPHORE – création poétique en ligne
Toujours, j’ai connu ma tante avec son gros chignon.
Jamais, elle ne fut coiffée d’un style, différemment.
Sauf le soir, avant de dormir, un dernier regard,
Sa chevelure, nous offrait du beau mouvement.
Le jour, derrière sa tête, comme un gros champignon.Toujours, j’ai connu ma tante avec son gros chignon
Cheveux blonds, durant sa jeunesse, devenus blancs,
Comme beaucoup d’alsaciens de cette époque.
Caractère très autoritaire et très exigeant,
De sa vie, elle n’eut jamais de compagnon.Jamais, elle ne fut coiffée d’un style, différemment,
De source sûr, également, tante de maman.
Eh oui! C’était la soeur de ma grand-mère chérie,
Qui venait d’Alsace et non du pays Flamand.
Elle se donnait corps et âme avec dévouement.Sauf le soir , avant de dormir, un dernier regard,
Dévoilant sa chevelure, devant le miroir,
Qu’elle s’empresse de natter, sans équivoque.
Je pense que dans son coeur, ni envie, ni espoir,
Plus personne ne l’attendait, quai de la gare.Sa chevelure nous offrait du mouvement.
Avec les années, la longueur, en bas des fesses,
Epouse le corps, comme une grande égérie,
Toujours en cachant, sa plus grande tristesse,
Sans ne jamais porter aucuns jugements.Le jour, derrière sa tête, comme un gros champignon,
Elle passait de longs moments à le confectionner,
En évitant que les mèches ne trouvent le vent.
De toute sa vie, elle l’avait affectionné.
Ma tante portait à merveille, son gros chignon.SEMAPHORE
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