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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
Certains jours , l’île avait des lèvres de feu
Femme brûlante sous le tropical soleil
Elle crachait sa colère enflammant tout sur son passage
Se jetant dans les bras de l’océan son amant
Puis , à d’autres moments
L’île parfumait ses baisers de vanille , de safran
De miel sauvage , de bigarades
S’allongeant sur des plages blondes
Elle murmurait aux cieux dans un merveilleux langage
Ses envies , ses désirs , ses rêves tendres et sages
S’habillant de fleurs , de lianes de couleurs
De perles , de coquillages
L’île ressemblait à une déesse aux créoles d’or
Les oiseaux alors gazouillaient de mille airs
Sifflements , chants de l’eau
Cascades et ruisseaux dévalaient en échos
Célébrant la nature , la beauté
L’harmonie habitant ses forêts
Vierges de présence
Silence ou musique intense
Qui la faisait se lever pour une danse
En pagne de lin ou en jupons fleuris
L’île frémissante de joie composait rythmes et pas
Puis d’un coup , l’île se taisait
S’endormant à l’ombre des flamboyants
Des filaos n’écoutant plus les fleurs de cannes
Leurs babillages incessants que l’alizé entretenait
L’île alors rêvait de baisers tendres et chauds
De caresses d’eau , d’enfants rieurs
Les hommes n’étaient point encore venus
L’île était alors poésie , paysages enchanteurs
Seul sur l’océan Indien
Bijou , diamant , déesse créole
Aux lèvres piment , robe de sable
L’île n’avait pas encore d’amants
L’île femme ne voyait passer le temps
Certains jours pourtant …
L’île esseulée aurait voulu
Que viennent des voiliers
Volant sur l’océan comme paille en queue blanc
L’île souriait , patiente
Attendant sereinementÎles et baisers 912654
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