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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Feux
Effleureuses de carreaux
des oiselles naissent dans le tamayamais brûlent dans le céladon de leurs ailes devenues flammes
Après l’orage
Sur la surgie du ponant
la métamorphose des nuagesla fuite mauve d’une hydre
atteint à l’aile angelicielleun instant de Cerbère
aboie la dernière foudrela saillie d’une église
s’adonne à la roseurla lune déjà renaît
de ce qui la dévore
et le demeurant de l’appétence
lui devient un anneau saturnienOxymoron
le lapis-lazuli du drakkar
sillait sous le firmament lacunairelorsque survint la nuit
les étoiles désidératives
s’allumèrent à la prouece dragon exponentiel
sur la contrition des côtiers
attachait des yeux de fanal et de cielArmistice
un creuset
en lequel rentre le métal des armeset métaphore
des épanchements de l’âge des cruors
tout un sanglot de planète
renverserépand sur les ossuaires
où herbeillent des bêtes solitairesMeilihua
De la neige
abyssale
et sa gemmophanie sanguifiéedu feu
et son apétale anthophanie
du feu
ubiquiste
du feu
mais fissile à la faveur du partageet il reste
cette ogive pellucide
pour l’absence cathédraleFontaine
jaillies
des dauphins dépeints
les eaux minutieuses
découpent des arceauxparmi le rose clair des corolles myriadaires
Météore
l’ombre du cintre
sur le sol immatériel
un arc trémulele mince reflet irisé
son trait lentle linge maculé
est traversé
par sa diagonalepuis ma silhouette
recrue d’encres pusillanimesAu bal
Sur le sol de cailloux et de poudre micacée
les ombres et les clairs
tout au long du chemin
éventent des loups frémissantsj’oscille
entre celui qui masquera
le visage météore
recru de ce qui a été traverséet celui qui dérobera
le visage satellite
effrayé de ce qu’il reste de trajectoireautour du foyer rémittent
Naissance du rouge
Longtemps des oiseaux
auront noirs participé de la baie de la villace midi sans briser
ils s’essorent
avec leurs décalques de verreà travers l’indéfini des ciels
ils font fileter la sanguine
et désheurer l’éosineIndemnes
linéaments
de l’azuréenne hoirie
quelques oiseaux d’airils éconduisent les allégories
qui éploient des plaies trémièresDémasque
À travers
le sentiers’alentissant
un sacheletenfle
tournille
vagabonde
rebondit
sur les toiles
aéroïdesles papillons
enlumineurs
sont passéscomment savaient-ils
qu’au jais
de mes yeux
présidentle diaphane et son déliement ?
Le jour de Leukaima victorieuse
en éploiement des jais déluis
le corvidé s’envole
et toutes les cires cambriolées
à l’entour de la madone squameuse
effroident la polychromie de leurs stalactitesSagittaire
J’ai jeté une faîne enthousiasmée
au-dessus de l’étangau mitan de sa trajectoire arquée
s’élance un oiseau blancTradescantia
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