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Sujet
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BOUDDHA story.
Ça n’était pas très raisonnable, mais enfin, on n’a pas pu résister. Depuis le temps qu’on le cherchait ! Et il fallait que ce soit ici ! C’était un peu fou, car on l’a acheté quand même, dans cet espèce de bazar exotique à Douarnenez. Exactement comme on le voulait et à la taille qui convenait au guéridon de l’entrée. Ce qui revient à dire taille XXL.
Nous n’étions pas de passage à Saïgon mais en vacances chez les cousins de Quimper.
Magnifique, notre Bouddha ! Bienveillant, sourire, malice, sagesse. Patine et dorure discrète. Superbe et léger avec ça ! Et pas cher : On lui pardonne d’être en résine synthétique. En plus c’est moins fragile que la terre cuite.
Bon, mais la question se pose : comment va-t-on le ramener sur Toulouse, avec notre stock de bagages, une fois notre faim d’océan calmée ? Grosse stratégies, combines multiples pour arriver à un compromis moyennement sécurisé qui place notre déité décorative dans le coffre du Scénic, face à la lunette arrière.
Le voyage du retour a été, comment dire, remarqué. Par les voitures qui nous suivaient, puis nous doublaient en faisant des signes, sur les aires de repos, au resto : Il avait un succès « bouddhique » Même les flics et les douaniers de la volante s’y sont mis. On n’a pas eu de garde à vue, mais ils ont tout fouillé…
Enfin la chose a pris sa place dans l’entrée sur le guéridon. Chacun qui entre ou sort caresse la tête de notre dieu lare privé. Et cela a duré, à notre grande satisfaction jusqu’à ce qu’un maladroit fasse basculer ledit guéridon et réduit en miettes la figure tutélaire. Eh oui, même la résine synthétique peut se comporter comme la terre cuite. La seule différence, c’est que la casse s’est produite après plusieurs rebonds.
Rassurez-vous : j’a pas pleuré…Parceval
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