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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
Aux bords du lac voisin nous allons enchantés
Loin du Monde excité qui se plaît en bataille.
Nos esprits perturbés, par les guerres hantés
Se creusent leur sillon, chemin creux à leur taille
Pour voguer plus sereins sur des cours argentés
Que l’Amour, lui tout seul, par bonté nous détaille.Les beaux jours sont en tête et nulle part ailleurs,
Sans éclairs foudroyants et surtout sans orage.
Se soutenir toujours pour que soient bien meilleurs
Les moments partagés se fait toujours sans rage.
Et s’il en est souvent qui se montrent railleurs
C’est que le calembour est un jeu sans cirage.Voyez comme est fort doux le feu de nos amours
Qui montrent, sans chiner, la chaleur de leur flamme.
Se promettre en jurant qu’on s’aimera toujours
C’est prévoir l’avenir quand ainsi l’on proclame
Qu’il est de notre fait d’égayer nos séjours
De le faire surtout sans en faire réclame.Laissons donc notre esprit exprimer ses désirs
Car lui seul sait le faire en n’étant point vulgaire ;
Ainsi chacun de nous pourra pour ses plaisirs
Enclencher des prurits sans déclencher de guerre.
Mais hélas, de nos jours, peu gouttent pour loisirs
De montrer leur penchant en réflexe grégaire.L’utopie qui nourrit les utiles penseurs
Montre un but trop distant qu’on juge inaccessible ;
Lors l’on s’en tient, hélas, aux dires des censeurs
Qui protègent leurs biens de froideur incessible
En bloquant, sans pitié, les sociaux ascenseurs
Pensés pour rendre l’heur un peu plus accessible.Maintenant reprenons, sans trainer de tracas,
Notre marche qu’on dit péripatéticienne.
Si nul n’est Aristote ou chanteur de fracas
D’aucun saura donner d’âme fort musicienne
Un refrain séduisant pour parler de ces cas
Qui peuplent notre sphère en couche plébéienne.
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