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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Vraiment, je passerais ma vie à Table,
À reluquer les salades de fruits exotiques,
À me lécher les babines, et sur la langue
Devant des Paris Brest ou des tartes Tatin,
Je passerais ma vie à Table,
À sentir les parfums des viandes rôties,
Sanglier, cerf accompagnés de sauces brunes,
Accompagnés de vins capiteux et serviables,
Reluquant les fromages français ou grecs,
Admirant la manière de les fabriquer,
Je me tiendrais coi et debout,
Devant les pommes frites brûlantes,
Je parlerais à mes voisins de table,
« C’est délicieux, vous ne trouvez pas ? »
Et avalerais un poulet entier avec des tartelettes au citron,
Un poulet doré sur la broche de la cheminée,
Une sauce dorée et pleine de promesses,
« C’est délicieux vous ne trouvez pas ? »
Jésus, Marie, je penserais à vous,
Et à tous les saints affamés, ou perdus,
Je passerais ma vie à Table, dis-je,
À dénigrer les méchantes personnes, et les moines précieux,
Non, merci, ils n’ont rien compris de nous,
Ils ne savent pas manger, ils s’écoutent prier,
Je passerais donc ma vie à Table,
Devant des tourtes aux poireaux verts, aux champignons,
Devant des tranches de saumon fumé, miam, miam,
La mélodie du ventre plein, est la mélodie du bonheur
Je penserai au banquet de Platon,
UN pays qui ne sait pas manger, ne sait pas vivre, ni penser,
Je passerais bien ma vie, à Table,
À décortiquer des langoustines bretonnes,
À découper le foie gras avec mes amis, O transes de l’estomac,
Accompagné d’un Sauternes d’ambre et de miel, joyeuses ivresses,
Quelle délice, ma Boustifaille, mon amour,
Le boudin blanc assiégeant l’assiette carrée,
Je passerais ma vie à table,
Il n’est peut-être pas de plus grand plaisir,
Même vieux, on en profite, Quels délices de Table,
Le palais reste jeune, toute la vie et après au paradis,
Je mangerai des cailles sucrées à la mangue,
Je mangerais du bœuf Bourguignon, exquises pensées,
Je mange, je mange, je mange donc je suis.
Je passerais ma vie à Table, avec vous bien entendu, Sinon pourquoi ?PS : Pardon à ceux qui ne mangent pas à leur faim, surtout en ce Noël
Mon poème n’est qu’un fantasme à la Rabelais, un hommage au palais
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