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Sujet
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Prenez en compte, enfin, cette sotte douleur
Qui me vient de l’hiver où n’est plus la chaleur !
Est-il, ici, une âme au fond plutôt sensible
Qui puisse me sauver de manière ostensible ?
Nul n’est censé passer sans lancer un regard
Au triste démuni qui guette un doux égard !J’attends que la Nature ait quitté sa dormance
Et que bien des oiseaux nous envoient leur romance.
En attendant cet heur, je demeure en retrait
Égrenant un temps long, sans charme et sans attrait.
Je reste à la fenêtre à regarder la foule
Qui marche dans la rue en élan qui défoule.Patience est le conseil que me donne un sensé
Qui s’est tant en largesse autrefois dépensé.
Voyez-vous, braves gens, les trésors de campagne
Qu’on découvre toujours aux bras de sa compagne ?
Icelle est la complice encline à tout donner
Et surtout, sans remords, vos écarts pardonner.Est-il en ce moment quelque sombre nuage
Qui prédise à l’encan un très prochain orage ?
Non ! Dit le prédicant qui sait tout sans douter
Et veut tout dominer sans nul Dieu redouter.
Quant à moi qui succombe au plaisir de la chaire
Je ne veux dans ce plan donner suite à l’enchère.D’aucun qui sait surseoir aux problèmes sans nom
Finira quant à lui au pic du Parthénon.
On ne monte jamais au sommet de la gloire
Quand on passe en silence et surtout sans histoire
Alors que tout sourit à l’insigne audacieux
Qui vise avec pudeur de rejoindre les cieux.On voit, sans trop peiner, que pour faire carrière
L’homme qui veut trôner doit sauter la barrière.
Venez ! Amis du site entonnons donc le chant
Qui laisse les craintifs de culot moins tranchant
Se donner aux plaisirs du moine charitable
Voyant en tout carême un salut véritable.
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