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UN JOUR SUR TERRE

  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoSybilla, le 02-05-2023 17:20.
  • Créateur
    Sujet
  • #2701648
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar photoELTEOR
    Membre Oasis
      • Sujet: 5992
      • Réponses: 2550

      Poème partagé par ELTEOR – création poétique en ligne

      Un jour sur Terre

      Soudain, les cieux s’ouvrirent, écartelés
      Par le fracas des bombes thermonucléaires
      Qui arrachent des lambeaux du sol craquelé
      Au cœur même d’un complexe balnéaire.

      Énergie libérée, réaction en chaîne
      Vaporisent et disloquent les bâtiments
      La boule de feu, l’onde de choc se déchaînent
      Détruisant tout, à faire fondre le ciment.

      L’apocalypse s’abat sur les continents
      Et dans les océans, tout est vitrifié
      La Mort pleure, plus de vie ! C’est hallucinant !
      Avec le temps, le climat s’est lénifié.

      Des millions d’années ont passées et un jour
      Venant de l’espace profond, un grand vaisseau
      La nouvelle Arche s’est posée, aux alentours
      De l’engin, les traces de combats colossaux.

      Et un voyageur astral sort de l’astronef
      Il scrute l’horizon, observe le soleil
      Qui est toujours présent, là-bas, un relief
      Intrigué par ce mont, reprend son appareil.

      Une gigantesque pyramide apparaît
      Il entrevoit la porte, entre dans l’édifice
      Et au fond un autel, avec grand intérêt
      Il avance vers ce lieu de sacrifice.

      Sur un des côtés, un étrange mausolée
      De métal et de verre, Il voit le corps humain
      Féminin et si parfaitement conservé
      Fasciné, il croit que l’être lui tend les mains !

      L’extraterrestre vacille, bouleversé
      A voir allongé sur le marbre opalin
      Le corps figé par le temps, se sent transpercé
      II veut sortir l’aimée du tombeau cristallin.

      Comment briser le minéral et libérer
      La déesse, des serres de l’éternité
      Il pleure en longs sanglots, il est désespéré
      Impuissant devant la splendide nudité.

      Et une larme tombe sur le sol poli
      Tout d’un coup, la salle s’emplit de lumière
      L’entité prend peur et soudain c’est la folie
      Le caveau s’ouvre, apparaît la prisonnière.

      Belle ! À faire pâlir d’envie les plus beaux soleils
      Elle ouvre enfin ses yeux, d’un bleu azur
      Délivrée de son interminable sommeil
      Machinalement, refait sa douce coiffure.

      L’humaine vraiment surprise, prête à tomber
      Regarde autour d’elle, aperçoit la créature
      Près du tombeau, qui ressemble à un scarabée
      Elle crie de terreur, à voir cette imposture.

      L’animal est saisi, agite mandibules
      Pour lui faire comprendre qu’il veut l’apaiser
      La rassurer, mais la femme sans préambule
      Le tue, comme un scorpion au mortel baiser.

      La femme se penche sur le cadavre froid
      De la bête qui gît le thorax perforé
      Elle entrevoit et s’aperçoit avec effroi
      Que le monstre ne voulait pas la dévorer.

      L’insecte portait entre ses pattes griffues
      Les vêtements de la Dame, mais qu’ai-je fait ?
      Il voulait m’aider et n’était pas à l’affût
      D’une proie ! Elle remit enfin ses effets.

      Celle qui s’appelle Eve comprend son erreur
      Cherche désespérément les moyens de fuir
      De quitter cet endroit maudit et de malheur
      Pour sa vie, pour sa survie, à tout prix, s’enfuir.

      Sortant des lieux, trouve l’engin spatial
      De la défunte victime, monte dedans
      Les moteurs hurlent, malgré le froid glacial
      Il faut décoller et éviter l’accident.

      Eve, perdue dans l’océan interstellaire
      Décide d’être en état d’hibernation
      Elle s’endort dans son caisson rectangulaire
      Le pire des dangers, les radiations.

      Un millénaire plus tard, le radeau céleste
      S’échoue, quel est ce pays aux abords ardents
      Eve demande où elle est à un être agreste
      Sur la Planète des singes, mon nom Adam !

      Eve est surprise. étonnée et déconcertée
      Adam est vêtu tout de blanc, d’un beau costume
      Et parle un français parfait, il veut l’alerter
      L’homme n’est pas Maître, ce n’est pas la coutume.

      Car le pouvoir est entre les mains des primates
      Ils font la loi, les humains, des animaux captifs
      Adam le sait, il en porte les stigmates
      Les singes savent corriger les fugitifs.

      Mais tu es donc un esclave, un vil serviteur
      Comment peux-tu subir cette servilité
      N’as-tu pas envie de combattre les auteurs
      Qui manquent tant envers toi, de civilité.

      Adam explique à Eve qu’il est différent
      C’est le dernier des Neandertal, le mal
      Il ne l’a pas en lui et trouve aberrant
      Qu’elle veuille tout changer, nuire à l’animal.

      Eve essaie de le convaincre, c’est la nature
      Humaine de dominer, maîtriser les éléments
      Adam ne se plaint pas, a bonne nourriture
      Il n’a plus à chasser, les temps sont plus cléments.

      Le temps passe, l’amour entre les deux amants
      Prend place, Eve est désormais heureuse, enceinte
      Pour la première fois, devenir maman
      Et qui pourrait prédire si un jour sur Terre…

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    • Auteur
      Réponses
      • #3443244
        Plume de diamant
        ★★★★★★
        Avatar photoSympatique
        Membre Oasis
          • Sujet: 1846
          • Réponses: 29827

          belle est cette renaissance, après une souffrance

        • #3443286
          Administratrice
          Avatar photoSybilla
          Maître des clés
            • Sujet: 17852
            • Réponses: 198255

            Bonsoir Olivier,

            Je me souviens parfaitement de ce récit que tu avais déjà posté sur Oasis !

            Et j’ai ressenti les mêmes choses…

            C’est une magnifique poésie où tu as écrit cette histoire de science fiction avec des connotations de l’apocalypse puis celle fantastique avec cet extraterrestre apparaissant sur terre, Eve qui comme la belle au bois dormant est réveillée par ce scarabée et mis à mort par elle pour enfin redécouvrir la planète Terre comme sur la planète des singes !

            C’est à la fois du « fantastique » mais chargé de tant d’émotions !

            C’est de toute beauté !

            Bravo !

            Belle soirée cher ami poète Olivier !
            Toutes mes amitiés
            Sybilla

            C’est dommage que tu ne commentes toujours aucun membre d’Oasis…
            Ce n’est pas faute de t’avoir fait la remarque par mp ou sur tes poésies maintes et maintes fois…
            Allez un petit effort… sourire

            Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
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