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Poème partagé par StJust – création poétique en ligne
J’AURAIS VOULU MOURIR.
…
Je venais d’enterrer ma vie de garçon quand,
J’appris mon décès, mais… cela dans l’autre monde.
L’aveu me laissa froid, je m’étais suicidé.
Et pour un coup d’essai, ce fût un coup de naître
De nouveau : finis le mal au dos, les soucis,
Les dures fins de mois, les stress et les angoisses.
Je me sentais léger, comme une libellule,
Sans lourdeurs aux mollets je ne touchais plus terre,
Mon ouïe entendait tout, je captais les odeurs,
Mon cerveau retenait tout ce que je faisais,
Les couleurs me semblaient, plus vives, attrayantes,
Tout était bien plus beau, les fleurs, les fruits, les plantes,
Les arbres, le ruisseau, les oiseaux, les décors.
La nature chantait, une douceur extrême,
M’envahissait soudain, j’étais heureux de vivre,
Ce bonheur partagé par tout ce qui bougeait.
Arbres, pierres, rochers, étaient comme animés,
Tout conversait, tout chantait, tout communiait.
Chacun se comprenait, nous étions en osmose,
Le mal n’existait plus, ni les mauvais désirs,
Je vivais au présent pleinement chaque chose.
Rien ne pressait vraiment, le temps n’avait plus cours.
La seconde semblait perçue comme éternelle,
L’éternité vécue et ce, en un instant.
Avais-je été sauvé sans que je le mérite ?
Étais-je au paradis ? Je cueillis donc un fruit,
Qui semblait savoureux. Le goût était exquis,
Il fondit dans ma bouche. Je tendis donc mes mains,
Vers ces fruits qui s’offraient, pulpeux et mûrs à point.
Seul l’embarras du choix,me faisait hésiter.
Ils m’étaient inconnus, pourtant tous désirables.
Leurs goûts et leurs parfums me surprenaient, ravi.
Soudain, elle apparut tout en courant vers moi.
Je n’avais jamais vu si belle créature.
Je n’en revenais pas, ses traits étaient parfaits.
Un sourire enchanteur, gracieuse, féminine,
Mon idéal enfin, qui croisait mon chemin.
Joël,je t’attendais, te voilà, je suis tienne,
Me prenant dans ses bras, m’offrant un long baiser….Enfin, il reprend vie, le voilà qui respire,
J’essayais d’entrouvrir les yeux, mais faiblement.
La douceur s’estompait, des formes m’entouraient.
Des voix qui peu à peu devenaient plus précises.
Qui donc étaient ces gens, penchés sur moi, rigides ?
Ils me paraissaient laids leurs fronts semblaient soucieux.
Pourquoi suis-je étendu ? Pourquoi leurs blouses blanches ?
Mes yeux se refermaient; tentant de revenir,
À cet Eden magique, si vite abandonné.Il doit se reposer, il est tiré d’affaire,
Il revient de bien loin, c’est un miraculé.
Je me sentis partir dans un demi sommeil.
Je percevais des sons, sans en comprendre un mot.
Voilà que je souffrais, d’une douleur naissante,
Lancinante au début et de plus en plus vive.
D »abord j’ai dû gémir et peut-être crier.
Donnez-lui un calmant ! Puis, plus rien, un grand vide.
J’ai donc dû m’endormir, j’aurai voulu mourir….…
St Just ( Joël Gauthier) 3.5.2023
La poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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