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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Comparable à l’ami dont on se passerait,
Il est là, secondaire, élastique à mes pieds;
Tantôt pleurant de joie, émerveillé sans doute
Par l’amour fleurissant sur les bords de ma route.Tantôt à contre cœur, dans le sens du courant,
L’objectif est fixé : il n’est guère important.
Le bonheur en prière… Est-ce bien raisonnable
D’être alors sous le joug d’une vie confortable ?Pendant que l’autre encore, à deux trois vers d’ici,
Vendrait bien quelques larmes au prix de l’accalmie,
Aux enchères! Aussitôt, l’autre foi vient de naître :
Je suis heureux depuis que je ne veux plus l’être.Qu’il descende, arrogant, de sa vaine grandeur !
N’a-t-on pas mieux à faire en supplique du coeur ?
Caresse de l’ego… Quel espoir dérisoire,
Que de vouloir passer outre ses idées noires.Amour, évidemment. La beauté passerelle…
Quand la vie terrifie, reste-t-elle aussi belle ?
Un aveu malgré tout : à choisir mon repaire,
Je préfère aller bien plutôt que le contraire.Et si demain gémit : « Que la joie me déçoive ! »
Pourrai-je murmurer que ce n’est pas si grave ?
M’en aller avec l’air libre de raviver
Ce qui vient de mourir sur ce bout de papier."Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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