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Poème partagé par sylvianni – création poétique en ligne

Tu ne m’avais pas prévenue
Quand la blancheur de tes cheveux
A colonisé ta jeunesse
Que tes soupirs se sont blottis
À même les bras de tes hérosJe me suis dit qu’il valait mieux
Se tenir loin de la vieillesse
S’il ne restait plus qu’une bougie
Pour éclairer une vie mûrie.Je n’ai pas su voir ce temps,
Qui gruge le corps comme un voyou,
Qui force à s’prendre des béquilles
Pour battre encore la cadence.Y’a pas de potions qui font revenir
Tous les fous rire de mes souvenirs,
Faudrait peut-être que je te présente
Un ciel nourri de nos amours.Tu ne m’avais pas prévenue
Que tu deviendrais vieux, en chemin,
Maintenant, je dois marcher seule
En te tenant la main de loinMais j’garde ton coeur comme une brioche
Que l’on respire à plein poumons
Que l’on savoure comme un enfant
Qui se fout bien du lendemain.Sylvianni
[font=Georgia]sylvianni[/font]
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