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Poème partagé par JRARTISTE – création poétique en ligne
Ligne de mire.
Je n’suis pas un rappeur.
Je n’suis pas un dealer.
J’ai ma ligne de vêtements .
Et pas d’croix sur le cœur.Pas de filles qui s’déhanchent.
J’évacue mon errance.
De vieux jeune sablier.
De la nuit de l’étrange.On me prête un sourire.
Dévoile tapis rouge.
Faux gang à l’arme, bouge !
Faudra montrer patte blanche.Les écrans de plasma.
Te renvoient mon image.
Moi j’embrouille mon bizness.
Pour la top des déesses.Faut tirer la sirène.
C’est l’moment ou jamais.
Du moule trop sectaire.
De la pluie et du fric.Anti-jeunes ou trop vieux.
Étranger à jamais.
Anti- rides entité.
Antithèse de l’horreur.Ouais j’fais d’l’ombre aux artistes.
Qui s’déchirent l’âme.
Dans la plus parfaite précarité
anonym’mâle.Moi aussi j’ai souffert.
De cette indifférence.
Qui dégénère jusque dans
les plus profonds tissus
du genre humain.Refrain.
J’fais mon beurre ouais !
Sans trac et grandes lueurs.
Ouah poo twoa c’est l’refrain !
C’est ça mon turbin !Ouais j’fais l’beur !
Ouah po twoa ce refrain !J’ai ma ligne de basse
dans l’cul d’ma sueur .Il n’faudrait pas que l’on pense
que le rap est une satire.
De la société qui le deale.
En convoitise à satiété.
Et décoré aux victoires de la musique.
Loin des salons de Vivaldi.
Et de Wolfy!Il n’faudrait pas que l’on pense
que le rap à qui profite ce crime
supplante ton cœur d’un couteau aigre et acide
dans un bain sans idées
évidé comme un poisson vide.Pourtant cœur vaillant
rien d’impossible.
Si on ne cesse de mettre
les bouchées doubles.
On n’atteindra peut-être un jour
notre cible !
À défaut d’avoir manqué d’amour.J’utilise trois marqueurs
dans ma vie.
L’amour la haine et vaine
veine sang de l’océan
qui nous mène.Au jour où l’on se démène
dans la plus parfaite manne
éphémère.Refrain.
J’fais mon beurre ouais !
Sans trac et grandes lueurs.
Ouah poo twoa c’est l’refrain !
C’est ça mon turbin !Ouais j’fais l’beur !
Ouah po twoa ce refrain !J’ai ma ligne de basse
dans l’cul d’ma …Dans sa grande mansuétude
la vie nous laisse sa lassitude.
Enfin, qui rime parfois de solitude même si
je sollicite telle attitude.Cette écran qui me saoule
d’une vérité préfabriquée.
Au-delà du temps factice
D’un « ici et maintenant ».C’est ici et pas ailleurs
où croulent toutes ces heures.
Où le sang se change en or.
Où le rêve est déjà mort.Où alors parc’ qu’on te dit : « moteur »! Tu fais semblant
de dormir dans l’action.Et tu déroules ton sommeil.
Comme l’on parcourt sa vie.Jean-Robert Dray.
(Rap) 2014.
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