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Poème partagé par LeMichou – création poétique en ligne

Seules les rues ont encore l’innocence de croire
Qu’on connait leurs noms et qu’on marche dessus à la verticale
Dans les pensées horizontales,
Dans l’éclipse des amours censurées pour un temps
Ou consommé soudainement
Au premier clic
De la conscience urbaine,
Au-dessus, la lune soprano suprême
Avec des sons frais et doux
A l’ombre des étoiles il passe facilement…
Goût agréablement amer de la vie
Un nom de rue
C’est mon nom
Un nom de rue est votre nom,
Mais on ne peut pas les dire
C’est tout ce que nous pouvons faire
Au fil du monde aimons-nous,
Une seconde alors que le tram de nuit passe,
C’est tout ce que ça peut être !
Sinon
nombres secs,
Comptes, mots de passe
Une dernière étape,
De là tu tires une flèche dans les nuages ?? de verre,
Seules les rues ont cette histoire secrète,
Mémoire de marche arrière,
Ils sentent la mort en mouvement,
En dansant dans l’écho,
Ecoute-moi comme si
Maintenant une banque parle,
Murmure la statue, la fontaine
De larmes bleues et azur,
Vous avez une silhouette légère
Tu es la femme aux mille yeux dans d’immenses fenêtres
Regarde en moi !
Non, vous ne pouvez pas !
Soyons juste en tout,
Soyons piétons sur le zèbre,
C’est une illusion féroce
Qu’on se perd dans cet intervalle,
Nous gaspillons une rue !
Ou nous cache
Jetez-nous dans la vague humaine demain…
L’âme peint au plafond
les stalactites me montrent des mots
Les rues de tant d’aveugles anonymes
Tomber amoureux d’un verbe
D’une exclamation mais muette
Quand on nous demande
Admettons que nous sommes
Rues humaines innocentes..
:timide:
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