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Poème partagé par gentilprince – création poétique en ligne
L’AGONILENTE.
Dépêchons nous d’écrire, avant que nos regrets,
Enlaidissent nos vers et nous fassent oublier.
Cette euphorie d’émois qui se nomme l’amour,
Et qui s’enfuit déjà au gris des petits jours.Il est grande illusion de croire en cet état.
Qu’il durera longtemps de tes pas dans mes pas.
Qu’il suffit de le dire et de te carresser,
Pour qu’il ne se tue pas dans l’abîme affaissé.Il est plus apaisant à l’autre de donner,
le rôle du méchant et de le flageller
Que de se regarder et de se l’avouer,
Que cent mille bouquets n’auraient pu rien changer.Il faut de la passion se servir et bâtir.
Elle est la fondation qui permet de construire,
Les murs et la charpente des émotions fragiles,
Et d’ouvrir les volets quand clos seront nos cils.Thierry
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