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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Qu’elles soient Aphrodite, Elsa, Diane, Elvire,
Il est des souvenirs qui hantent les esprits
Et nous rendent joyeux ou nous laissent aigris
Par l’accent des échos que leur puissance inspire.—————————————————————————-
Bien que là loin de toi, je sens battre ton coeur .
Mon âme qui se meut à travers les années,
Imperceptible oiseau, franchit les destinées
Et dépose à ton âme une pensée en fleur.Saisis la rose rouge et sa senteur puissante
Qui te parle des jours anciens et rajeunit
Les instants merveilleux où j’occupais ton nid
Trouvant la passion, cette hypnose naissante.Ô printemps, printemps fou qui me remplit d’émoi
Comme un arbre en sommeil de sève et de verdure,
J’avais trouvé ma nymphe à la source mature
Et mes vingt ans disaient : n’aime-t-elle que moi ?Tu mariais ensemble aurore et crépuscule,
Je fus ensorcelé par éblouissements
Et je connus la joie… et peine des amants,
Emmêlé dans des rets d’éphèbe ridicule.Mon âge me voyait possesseur de ton corps,
Gardien de tes plaisirs et maître de ton âme,
La jeunesse accompagne une bêtise infâme
Lorsque l’amour en plus se fond dans les décors.Comment garder au vase une rose coupée
Au jardin de Vénus sans la voir dépérir ?
Et le dernier pétale échu vit se mourir
Sur un concis chemin de temps notre épopée.Si j’ai cueilli des fleurs qu’il ne faut pas cueillir
Et séduit sottement ma déesse Aphrodite,
C’est que mon coeur brûlait d’une ardeur inédite,
Le poète est l’enfant qui ne sait pas vieillir.
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