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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Chaque matin, je fuis l’effervescence toxique des villes,
Où nul ne contrôle sa pensée, celle des oiseaux,
Où les gens s’accouplent par milliers,
Sans savoir ce qu’ils feront, sans amour,
Où l’on est plus fatigué en une journée qu’en une semaine,
Je fuis avec ma raison, je fuis avec mon cœur,
Avec la détermination d’un poète sud-américain,
Je fuis la violence de tous les regards hypocrites,
Celle des pensées, des insultes derrière les masques imaginaires,
Je fuis l’effervescence toxique de la ville,
Où les jaguars mexicains sont mis en cage,
Où les arbres sont esclaves des hommes,
Et les artistes esclaves des apparences,
Cette ville qui fuit les paysages comme des animaux féroces,
Elle fuit la poésie et le calme des jardins centenaires,
Cette ville fuit Berlioz et Sibelius, Debussy, Dante,
Pour adorer David Bowie ou Prince,
Les nouveaux dieux de l’électricité, du pop art,
Cette ville abandonne la mécanique des fleuves, aux seuls poètes,
Je fuis l’effervescence des villes, Par amour, par sagesse,
Par amour pour une heureuse princesse,
Qui attend que je chante le renouveau des fleuves indomptables,
Et m’éloigne enfin, des miroirs assourdissants. De la beauté.
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