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[url=https://zupimages.net/viewer.php?id=23/42/zadx.jpg]
[/url]Porte de la Bourgogne aux ceps si légendaires
Qu’elle donna son nom à un grand Chambertin
Bèze la médiévale pétille au matin
Ses tuiles vernissées brillant dans la lumièreAu long de la rivière émergeant d’un abîme
Les arbres jouent de tous les camaïeux de rouge
De cuivres orangés, d’or, et quand les feuilles bougent
Remuées par le vent, on croit qu’un feu s’anime.On va jusqu’au lavoir dont l’eau calme reflète
Les haies sauvages et drues restant vertes encore
Mais ça et là, dans les buissons on voit éclore
Des gerbes jaunes, rousses, et de sanglantes têtesLes pierres des maisons aux coins mal équarris
Sont gagnées par la vigne rougie de chagrin
Car elle sait bien que l’hiver est pour demain
Et que pour de longs mois, le temps sera trop grisEt dans quelques jardins, sumacs, liquidambars
Flamboient pour quelques jours en teintes somptueuses
Abandonnant au vent des feuilles sans espoir
Qui vont au sol finir leur fuite aventureuseC’est un feu d’artifice brillant, mon Amour
Qui saisit le village et que tu pourras voir.
Bèze la médiévale, pétille dans le soir,
Porte de la Bourgogne, magique pour toujour
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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