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Poème partagé par ELTEOR – création poétique en ligne
Des hommes, des rois et des dieux
Peuples oubliés ! De vos cités antiques
Il ne reste que ruines, vos temples, vos palais
Ont perdu leur splendeur, muets sont vos cantiques
Votre histoire envolée d’un grand coup de balai !Ô peuples d’aujourd’hui ! Entendez-vous chanter
Dans le vent du désert, les douces mélopées
De vos lointains aïeux, ils continuent à hanter
Les couloirs du temps, à conter leurs épopéesÔ peuples de demain ! Conservez vos mémoires
Gardez vos souvenirs, ce sont de vrais trésors
Perdez-les ! Les retrouver, serait illusoire
Surtout, n’ouvrez jamais la boîte de Pandore !A tous ces disparus, à tous ces inconnus
Vous n’êtes pas vraiment morts, c’est dans la pierre
Que vous revivez, c’est par vos œuvres connues
Que votre gloire existera, des millénaires !Mémoires gravées dans le marbre et dans la pierre
Au cœur même de l’arbre recouvert de lierre
Les traces oubliées d’un auguste passé
Car les souvenirs ne sont pas tous effacésElles sont mortes les sociétés antiques
Que reste-t-il de leur grandeur, fantomatiques
Ruines de palais et de temples, leurs Dieux
Ont quitté les cités et ont fait leurs adieux.Et l’homme à ses enfants que va-t-il leur laisser
Notre monde contemporain est agressé
Blessé, pourra-t-il résister aux aléas
Des temps futurs, aux prédictions des Mayas ?Et vous avez dressé des temples vers les cieux
Bâti d’éclatants palais de marbre aux toits d’or
Montrant vos richesses à la face des Dieux
Pour les provoquer de vos merveilleux décorsQuand les vents de l’oubli effaceront du temps
Et des mémoires, vos arrogantes cités
Les combats de vos grands rois contre les Titans
Leurs noms seront effacés pour l’éternitéN’oubliez pas ! Peuples et hommes de la Terre
Ce n’est pas en taillant vos rêves dans la pierre
Que se dressera une nouvelle Cythère
Car vous ne retrouverez pas les splendeurs d’hier !Et l’homme cherche dans les sables désertiques
Quelques fantômes errants des cités antiques
Ces ombres qui hantent les ruines des temples
Aux corps décatis, que la nature contempleGrands Rois, puissants Dieux ne sont plus que souvenances
Leurs grandeurs passées impriment des rémanences
Dans l’esprit et le cœur de nos contemporains
Rêvant d’Atlantide sortant des fonds marinsPompéi est sortie des laves du volcan
Hélas ! Elle est la dernière des Mohicans
Elle ne pourra jamais renaître des cendres
Rien n’est inscrit dans les prophéties de Cassandre !Grèce, de l’Art et des Dieux !
Du pouvoir aristocratique pour Athènes
Ce furent Dracon, Solon et enfin Clisthène
Qui apportèrent chez eux, la démocratie
L’argent entre les mains de la ploutocratieDe grands rois Darius et Xerxès se dispersent
Deux guerres médiques, victoire sur les Perses
Bataille de Marathon et de Salamine
L’ennemi fut battu et fit drôle de mineDes heurts entre Athènes et Sparte la rivale
Règlements militaires, batailles navales
Hostilités du Pélopponèse à l’Attique
De durs combats, dans ces périodes antiquesÔ dramaturges ! Sophocle, Eschyle, Euripide
La vraie littérature n’est pas insipide
Socrate, Platon, Aristote, philosophes
J’ai pris par vous, plaisir à écrire ces strophesGrèce antique en sublimant le corps humain
En offrant, lettres de noblesse à la sculpture
Par l’effort, le travail artistique des mains
Tu magnifies les trésors de notre cultureLe Kouros est un homme dénudé debout
Mais la Korê devait restait toujours vêtue
Les statues figurent la beauté sans tabou
Et représentent l’idéal par leur statutAu Louvre, la Victoire de Samothrace
La femme ailée sur la proue d’un bateau de guerre
C’est un ex-voto, le temps a laissé des traces
Un hommage aux Dieux, déités de naguèreLe beau Parthénon sur l’acropole d’Athènes
Qui gardait Pallas Athéna de Phidias
La déesse du temple, la belle hellène
Par sa hauteur prenait un large, grand espaceColosse de Rhodes, l’imposant monument
Hélios, le dieu soleil, un vrai géant
Servant de porte d’entrée au port, un moment
Tragique, il s’effondra d’un coup dans l’océanLa Vénus de Milo, au doux nom d’Aphrodite
La création supposée de Praxitèle
Admirer l’esthétique de l’œuvre produite
Et le réalisme du drapé de dentelleDu chaos, genèse des forces naturelles
Gaïa engendra les Montagnes et Pontos
Et puis, de son union avec Ouranos
Naîtra douze Titans, six mâles et six femellesLes cyclopes et les mystérieux Hécatonchires
Ouranos, par peur, enfouit tous ses enfants
Dans les entrailles de la Terre, et défiant
Le père, Cronos le castre pour l’infléchirDu sang de la blessure, naissent les Géants
Les Méliades, les furieuses Erynies
Cronos libère les Titans, mange ses petits
Et Zeus, son fils, lui fait vomir ses descendantsVenez à moi ! Ô dieux des cités antiques
Sortez de vos tombeaux et passez ce portique
Ô toi ! Ô grand Ra, que ta lumière m’éclaire
Et toi ! Ô Zeus, peux-tu brandir ton bras d’éclairAthéna ! Donne-moi, raison, prudence, sagesse
Que ma vie ne soit point que combats et bassesses
Aphrodite ! Ta beauté éblouit mon âme
Que mon cœur ne soit la proie d’un amour infâmeHermès ! Toi le messager, apporte-moi chance
Apollon ! Fais que ma poésie soit brillance
Symbole de toute vie, je te prie Isis !
Régénère mon corps, comme celui d’Osiris.Les dieux meurent aussi ! Ils se font du souci
Sur Terre, les hommes ont abattu leurs idoles
Cassé les statues, ils dansent en farandole
Ils fêtent la venue d’un certain Jésus Christ !Par peur du déclin, ils abusent d’ambroisie
Sauve qui peut, il faut quitter, la galaxie
Et certains sont atteints d’apoplexie
Panique à Olympie, fini la courtoisie !Les dieux meurent aussi ! Ils devaient le savoir
Quand les mortels doutent, ils s’inventent un jour
De nouvelles déités, partez pour toujours
Immortels, les humains, vous disent au revoir !
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