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Notre chat Roudoudou
En 1978, il y avait tout juste un an que ma boutique était ouverte. Une nuit alors que tout le monde dormait bien, nous fûmes réveillés par un fort miaulement venant de la rue des Francs-bourgeois, juste sous nos fenêtres de chambre.
Le bruit commençait à devenir gênant, mais dès que quelqu’un marchait dans la rue, le bruit cessait aussitôt pour recommencer de plus belle à chaque fois.
Au bout d’un long moment de ce manège, je décidai d’aller voir de plus près ce qui nous empêchait de dormir.
En pyjama dans la rue, je ne vis rien, pas de chat perdu en vue. Je fis demi-tour pour regagner la maison, c’est à ce moment là que je sentis quelque chose qui courait dans ma direction, une grosse touffe de poils gris.
L’animal grimpa sur moi et se blottit dans mon cou en ronronnant
Un chat, tout petit, pas plus gros qu’une grosse souris. M’entendant dans la rue, il s’était tu comme à chaque fois que quelqu’un passait, mais sentant que je pouvais être son sauveur, il se jeta dans mes bras.
Je rentrai à la maison avec mon nouveau compagnon. Nous réveillâmes notre petite Céline pour lui faire voir ce petit cadeau vivant Elle en fut enchantée et l’adopta de suite.
Pendant quelques jours, on se renseignait dans le quartier pour savoir si personne n’avait perdu ce chat. Nos recherches furent vaines, personne ne le réclamait, il était vraiment à nous. De race demie angora, très doux, affectueux, il lui fallait un nom, Céline le nomma Roudoudou. Va pour Roudoudou.
Il n’avait que quelques semaines, à peine sevré. Dans les premiers temps nous le nourrissions avec un biberon de lait, avant de nous apercevoir qu’il mangeait très bien des croquettes et des pâtées.
Le vétérinaire inscrivit sur son carnet de santé: né en début d’année 1978.
Il devint la mascotte du magasin, tout le temps avec moi, il était connu de tous les clients. Par contre, il avait la fâcheuse habitude de se glisser dans les sacs et cartables de mes clients collégiens.
Un jour, je ne le trouvais plus, où pouvait-il être?
La réponse vint toute seule, un client revint avec dans son sac… Roudoudou.
– « Dans la cour du collège, après mon passage chez vous me raconta-il, j’ai senti mon sac bouger et la tête de votre chat apparaître. Je suis venu vous le ramener tout de suite ».
Heureusement que ce client était sérieux, un autre l’aurait peut-être chassé de son sac tout simplement, que serait-il devenu?
Par la suite, je faisais bien attention à ce que cela ne recommence pas.
Tellement habitué à la boutique, quand nous avons aménagé au deuxième, il voulait quand même descendre avec moi tous les mâtins. Pour être sûr que je ne l’oublie pas, dès qu’il me savait près à partir, il grimpait sur mes épaules et n’en redescendait qu’une fois dans le magasin.
Une fois, nous avons bien failli le perdre. Sur le bord de la fenêtre du deuxième, rue de Bourgogne, il guettait les oiseaux comme à son habitude, sauf que cette fois-ci, trop absorbé par ses proies il bascula dans le vide.
Ma femme me raconta à mon retour de chez le grossiste cet épisode de la vie tumultueuse de notre chat,
-« Peu après ton départ, on sonne chez nous, je me penche par la fenêtre, et je vois une passante qui me demande si l’animal qu’elle tenait dans ses bras n’était pas a moi. Oh non je réponds, le mien est sagement à la maison, mais un doute me prend et j’appelle Roudoudou, pas de réponse. C’était bien le nôtre qui avait chuté des deux étages. Je l’aï bien examiné sous toutes les coutures, mais il n’avait rien. Il as quand même eu chaud »,
Jamais plus il ne sauta par la fenêtre.
Cet animal était quand même intelligent, car après la naissance des jumeaux, un jour dans la salle à manger où les petits jouaient dans leur parc, un gros bourdon est entré par la fenêtre ouverte.
Le chat s’est alors précipité et s’est mis en protection autour du parc en sautant après l’insecte nuisible, tout en miaulant très fort pour attirer l’attention de mon épouse qui, prévenue à temps put chasser la bête indésirable.
Mais, devenu vieux, près de dix sept ans quand même, il fallut s’en séparer. Il était tout maigre, sourd et certainement aveugle.
Chez le vétérinaire, je demandai à faire le chèque avant la piqûre finale car, expliquant au veto qui ne comprit pas ma demande, je n’étais pas certain de ne pas trembler d’émotion et de chagrin.
J’emportai sa dépouille à La Ferté St Aubin chez ma mère. On lui creusa une jolie tombe et un petit sapin fut planté pour nous rappeler l’endroit où ce charmant compagnon repose pour l’éternité.
Adieu Roudoudou, tu nous as apporté plein de bonheur pendant ton passage sur TerreDix sept ans exactement que nous avons gardé ce compagnon à quatre pattes.
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Momo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosse Maurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs
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