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Sujet
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Quand j’y pense… On avait du Rimbaud dans les yeux,
Quelques lettres d’amour pour allumer un feu,
Un goût de liberté qui rêvait d’embrasser
Celle dont le parfum ne m’a jamais quitté.Quand j’y pense… On jouait avec un bout de bois,
Devenant des pirates ou des je-ne-sais-quoi,
Loin des terres conquises… Au final en résulte,
Dans la course du temps, la guerre des adultes.Quand j’y pense… On chantait d’un air presque charnel :
Quand on a que l’amour ! Ô grand Jacques immortel !
Du temps où Barbara peignait entre nos cils
Les refrains d’une vie… Dis, quand reviendront-ils ?Quand j’y pense… On dansait, tout en serrant le poing,
Toujours main dans la main avec l’ami Robin,
Uni face au shérif ! Éclatante jeunesse
Qui luttait, cœur ouvert, pour une autre richesse.Quand j’y pense… On trainait notre âme vagabonde,
Moyennant l’ambition de refaire le monde.
Éprouvions-nous déjà, comme chose promise,
Le fait de n’être alors plus qu’une marchandise ?Quand j’y pense… On disait que c’était mieux avant !
(Pour reprendre – comme eux – les mots de nos parents…)
Du poème, surgit alors une question :
Ces vers ont-ils été écrits par un vieux con ?"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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