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Sujet
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La racine nourrie aux matières fécales
La beauté qui rayonne émergeant de la fange
Le pétale habillant la plante digitale
L’âme de Lucifer, le visage d’un AngeLe vice qui s’installe amenant l’hystérie
Les démons déchaînés, la foule qui se gausse
La vertu profanée clouée au pilori
La retraite d’Eros au bras de ThanatosLe désir assoiffé, le poison dans la fiole
La rose épanouie sur un tas de fumier
L’amoureux qui étreint et la bête qui viole
La chair écartelée gisant sur le sommierL’oeil pervers de la rue sur la corps dénudé
Et la peau délicate traînée dans la boue
La dignité souillée, la grâce dégradée
La candeur ulcérée et les sujets tabousL’anathème jeté, le terrible engrenage
L’enchantement noyé par trop de répugnance
Le scandaleux projet caché dans un hommage
La pensée criminelle abusant la confianceL’ordure projetée entachant le chef-d’oeuvre
La couleur en éclats de crachats de dégoût
Le serpent venimeux et sournois qui manœuvre
Et qui pique au hasard et que rien n’amadoueLa jeune vie fauchée par la balle ennemie
Le désarroi, l’horreur et la haine insatiable
Quand sonne le tocsin, quand règne l’infamie
En témoignage à Dieu pour les beaux yeux du DiableLe vacarme et le feu et les giclées de sang
Sur la tige, la branche, la fleur et le fruit
Et le profiteur qui s’enrichit en passant
Le sensible qui pleure et ile salaud qui jouitLe cycle des saisons dans le sillon des rides
La journée filée d’or et la vache enragée
Le nanti, l’indigent, la même éphéméride
La même poussière au jardin des allongésLe sourire extasié né dans la vomissure
Du clodo qui a bu son trop plein de misère
Le rayon de soleil qui sèche la blessure
La source qui jaillit au milieu du désert…
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