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Sujet
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Je ne sais si je dois arpenter les sentiers
Où l’on voit rarement se traîner les rentiers.
Iceux sont en cocon que leur donne la Bourse
Pour qu’ils soient dans le coup, donc toujours dans la course.
Je n’en sais pas chez nous dans notre joli bourg
Où la place ordinaire est un coin pour balourd.Les chiens sont en leur niche et les chats ont la trouille
Espérant que le guet fasse bien sa patrouille.
Avoir peau lisse au cul gène un peu le truand
Qui montre trop souvent un port tonitruant.
Quant aux preux démunis conservant leur cervelle
Ils attendent en priant une bonne nouvelle.Fini de recourir à l’interpellation,
Le salut se mérite avec la privation !
Les repus bedonnants risquent tous une attaque,
Alors jeûnez souvent dans votre humble baraque !
Oyez, sans coup férir, mon sympathique accent
Qui vous livre ici bas ce que mon cœur ressent.J’entends venir de loin le bruit du nouveau Monde
Qui me dit hérétique, instigateur de fronde.
A-t-on, dans le Passé, vu autant d’apostats
Et en a-t-on dressé un ou plusieurs constats ?
Les réseaux d’aujourd’hui donnent trop la parole
A tous ceux qui s’en vont porter leur banderole.Non ! L’ami, tu ne peux sans grand risque esquinter
Les preux, en Vérité, qui savent éreinter.
Tu n’as point le statut de vaillant humoriste
Pour rester plus longtemps à boucher notre piste.
Vas donc et reprends-toi tout en te repentant
Et puis fais attention (à ton train) il s’entend !
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